24.04.2006
Ballerines
J'ai enfin trouvé les chaussures de mes rêves ! Des ballerines noires avec un ruban pour lacer sur la jambe. Depuis des mois que je cherchais, j'en suis sortie vainqueur. Genre, c'est comme ci je venais de gagner à une émission de real TV :
" Ca a été dur, très dur, 18 mois au fin fond de la forêt amazonienne, à manger des serpents, faire de la liqueur de venin de serpent pour boire quand la rivière était asséchée. Voir tous les autres candidats, accessoirement mes amis pour certains, éliminés peu à peu, tout cela à été dur. Mais j'ai réussis, j'ai survécu contrairement à certains (R.I.P mes amis) et si je suis là, devant vous ce soir, c'est grâce à vous public, vous m'avez soutenue et je vous en remercie. MERCI PUBLIC !"
Ouais... Quand même pas, mais arpenter le centre de Nantes sous une chaleur d'au moins plus 8 000 °C, pendant une heure, s'arrêter pour réfléchir, redescendre vers le magasin, puis finalement remonter les marche, reprendre le chemin inverse, repasser 15 000 000 de fois devant la même boutique avant de décider d'y entrer. Dur combat, mais j'ai trouvé les ballerines de mes rêves. Certes pas donnés, mais bon... Tellement belles. Mon bonheur est comblé. Et encore mieux, elles me vont. Bon, OK. je suis passée pour une conne devant la vendeuse :
"- Vous cherchez une pointure particulière ?
- Euh oui, du 41.
*Prend la carton tout en bas et me le tend*
- Voilà, il y a un siège si vous voulez.
- Euh... Bah non, je regarde juste en fait...
- Ah...
*réfléchis à si oui ou non elle les essaye, et je n'ai même pas le temps de réflechir que ma partie musculaire du carveau, celle de la langue entame déjà*
- Oui, bon ok, j'essaie.
*essayage, évidemment elles me vont très bien, mais bon... le prix coince.*
- Euh... vous n'auriez pas en 42 par hasard, elles sont un peu serrées...
- Non, désolé, nous n'allons que jusqu'au 41, mais c'est du cuir, elles se distendront après, vous verrez !
*réflechis longuement, et, le cerveau ne m'obéis plus*
- Très bien je les prends.
La, j'ai cru faire une énorme erreur, mais non, finalement, c'est parfait, de totues manière je n'en avais aps pour l'été et je commençais à crever de chaud dans les miennes... J'ai fait le bon choix, comme dirait Leslie !
Et, quelque chose à dire : YAHOOOOOOOOOOOOOOOOO C'EST LES VACANCES !
Edit : Et voici les photos des ballerines ! Et aussi de mes nouvelles Buffalos :
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14.04.2006
Pourquoi moi ? Hein ?!
Merde ! Pourquoi c'est sur moi que ça retombe ?! Ce n'est pas ma faute merde ! Et vas-y que je te monte contre ton père, vas-y que je te monte contre ta mère, et vas-y que je défoule mes nerfs sur toi quand ça va pas, et vas-y ! Nan mais merde ! Ca me broute mais à un point tu peux pas savoir ! Merde c'est pas mon problème c'est le leur ! Pourquoi on me fait chier à en parler tout le temps hein ? Parce que chacun cherche à me foutre de son côté ! Il me soûle mon père à toujours criser pour un oui pour un non ! Merde, merde, merde et MERDE ! Il gueule pour un oui pour un non ! Enfin, peut-être pas, mais moi c'est des choses que je comprend pas ! J'ai pas besoin de savoir ces problèmes et pourtant il m'en parle ! Mais qu'il en parle à mes frères ! Moi j'ai pas envie d'entendre des histoires, je veux plus les voir,plus les connaître.... Si j'avais l'âge de me casser, croie-bien que je le ferais...
20:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.04.2006
Amour Impossible II
Et voici la suite (tant attendue ?) de nos chers Hermione et Malefoy ! Cette suite est nettement plus longue que la première c'est pour cela que je vais la mettre dans deux notes ^^ Voilà, bonne lecture ! Et, merci à Moïra pour la dernière réplique d'Hermione !
Amour impossible II
Hermione dormait profondément lorsqu’un bruit de verre brisé la réveilla. Elle regarda fugitivement son réveil ; 10h04, elle qui était de nature à se lever tôt !
- Qu’est-ce qu’il s’est passé ? demanda-t-elle de sa chambre.
- Oh… rien de bien grave, un vase que j’ai bousculé, répondit sa mère.
Arrivée en bas, elle vit les débris bleutés répandus un peu partout dans le salon. Par réflexe elle chercha sa baguette dans son pyjama mais ne la trouva pas. Qu’elle était bête, on ne pouvait pas pratiquer la magie en dehors de l’école…
- Bon… je vais chercher le balais.
- Merci ma chérie, je vais faire les courses en attendant, il n’y a plus rien dans le frigo. Je reviens vers midi. Prend ton petit déjeuner avec ce que tu trouve.
Une fois le balais passé, Hermione s’installa devant la télévision et prit son petit déjeuner constitué de… ce qu’il restait. C’est à dire, un demi verre de jus d’orange, la moitié d’une demie tartine de pain et un carré de chocolat. Quelle plaie tout de même de vivre dans le monde des moldus… Enfin ! Elle avait vécu 11 ans sans rien savoir de la magie et à se contenter à la vie normale, elle était capable d’y survivre quelques années, au moins jusqu’à la fin de l’année. Après elle pourrait utiliser ses pouvoirs sans transgresser les règles, ce dont elle avait horreur.
Elle était en train de regarder une émission débile lorsque le téléphone sonna.
- Oui allô ?
- Ginny ?
- Oui c’est moi, comment va-tu ?
Ginny était la seule de la famille Weasley à savoir se servir à peu près correctement d’un téléphone, nombre de ses amis étaient issus de famille moldues c’était donc leur seul moyen de communication.
- Très bien et toi ?
- Je ne peux que bien aller puisque c’est les vacances ! En fait je t’appelle parce que Ron n’en peux plus, il veut te parler !
- Ah, il veut me parler !
- Allez Ron, ne sois pas timide, vient ! … Si ! Ne fais pas l’idiot écoute ! …Viens lui parler !! … Bon… d’accord je lui dit. Tu es vraiment un idiot. Hermione, il te dit qu’il t’aime et qu’il a hâte de te voir !
- Moi aussi je l’aime, dit Hermione d’une voix la plus enjouée possible mais sans réelle conviction.
- Au fait Hermione !
- Oui ?
- Je suis contente que tu n’aie pas continué avec Malefoy…
- Oui, moi aussi, je suis contente… Bon, je dois te laisser, on se retrouve au chemin de traverse le 28 Août ?
- Comme d’habitude ! À bientôt !
Lentement, elle raccrocha. Avoir reparlé de Malefoy avait fait ressurgir tout ce qu’elle ressentait pour lui et qu’elle combattait depuis le début de l’été. Ce n’était pas qu’elle n’aimait plus Ron, bien au contraire, mais…
- Me voici rentré !
- Papa ! Comment tu va ?
- Bah ! Quelques dents arrachées par ci, quelques unes par là, la routine quoi.
Hermione fit une moue dégoûtée. Pour rien au monde elle ne ferait le travail de son père, il n’y avait que lui pour considérer que l’intérieur d’une bouche était formidable…
A midi, sa mère revint, chargée de nourriture. Nourriture qui serait, comme à l’accoutumée épuisée avant la faim de la semaine. Son père était un goinfre. Mais un grand sportif. En somme, il dilapidait les réserves et rien ne le punissait, il restait aussi sain et mince que si rien ne s’était passé.
- Alors, ma chérie, quand eche que tu pars au chemin de traverche ?
- Le 28, ensuite je dors chez les Weasley jusqu’à la rentrée, répondit Hermione, après avoir finit sa bouche, elle.
- Hoho, s’exclama son père. J’espère que tu ne va pas dormir dans la même chambre que Ron ?
- Je… Quoi ? fit Hermione, prise au dépourvu. Mais, comment vous…
- Les parents se parlent entre eux tu sais ça, et il y a longtemps que ce n’est plus un secret dans leur famille ! Enfin, c’est ta vie, tu as le droit de ne rien dire. Seulement ton père et moi voulons savoir si vous envisagez de… ou peut-être l’avez-vous déjà fait ?
- Mais non ! C’est ridicule maman, comment aurait-on pu, on est ensemble depuis que le train est parti de Poudlard, on ne s’est pas vu depuis ! Et de toutes manière…
- C’est l’âge ma chérie, mais si tu ne veux pas en parler…
Hermione monta dans sa chambre. Honnêtement, elle y avait déjà pensé. Mais pas avec Ron… Elle chassa l’idée qui venait de s’incruster dans son esprit et se plongea dans un livre d’histoire de la magie qu’elle avait déjà lu plus d’une centaine de fois.
- Hermione !
- Bonjour Mme Weasley, comment allez-vous ?
- Très bien, c’est Ron qui a hâte de te voir. Il est dans cette boutique, va le rejoindre !
Elle aussi avait envie de le revoir, mais tout se mélangeai dans sa tête, pourvu qu’elle ne croise pas…
Malefoy était sur le chemin de traverse avec son père. Il lui fallait une nouvelle robe, la sienne était devenue trop courte. Comme à son habitude, son père avait pris la plus belle. Malefoy, s’impatientant des mesures qui n’en finissaient pas, regardait par la vitrine lorsqu’il vit passer Hermione en compagnie de Weasley ! Son cœur s’emballa mais il réussit à reprendre le contrôle en pensant à Pansy. Au fabuleux été qu’ils avaient passé ensemble. Ses parents les avaient laissé tranquille, leur laissant même le manoir. Il regrettait de l’avoir traité ainsi pendant qu’il était amoureux d’Hermione. Pansy était la fille que ses parents rêvaient d’avoir comme belle-fille, de noble famille, tout était pour le mieux. En plus de cela elle était gentille.
Néanmoins, lorsque Hermione tourna la tête, leurs regard se croisèrent, et l’espace d’un instant, ils se comprirent.
- Et toi, tu as passé de bonnes vacances ? Hermione ? Hou hou ! Hermione tu es là ?
- Hein, euh oui oui, j’ai été en Bulgarie au mois de Juillet.
- Ah… Que regardais-tu au fait ? Quoi ! En Bulgarie ? Ce n’est pas là qu’habite Viktor ?
- Si, je lui ai d’ailleurs rendu visite !
- Qu… Quoi ?
- Ne t’inquiète pas Ron, il ne s’est rien passé, tu sais que je t’aime…
Lentement, elle lui prit la main et il laissa ses craintes se dissiper. Seulement, Hermione était désorientée. La poignée de seconde pendant laquelle elle avait croisé le regard de Malefoy avait suffit à faire embraser son cœur. Elle aimait Ron, mais avec Malefoy c’était si différent… Il n’y avait rien à expliquer, rien à comprendre, c’était comme ça.
- Dragooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo ! s’écria Pansy en se jetant dans ses bras et en l’embrassant. Je suis heureuse de te voir, tu m’as tellement manqué !
- Pansy… On s’est quitté il y a deux jours, répondit Malefoy souriant.
- Et alors ? Ce fut deux jours de souffrance pour moi.
Il la contempla longuement. Elle était merveilleuse, rayonnante, intelligente… Mais elle n’avait pas ce qu’avait Hermione. Ce petit quelque chose qui faisait chavirer son cœur à chaque fois qu’il la voyait. Non, Hermione était unique et il n’arrivait pas à s’en détacher. Tout en serrant Pansy dans ses bras, il la vit s’éloigner main dans la main avec Ron, il en éprouva une pointe de jalousie…
- Harry ! Comment vas-tu ? Ca fait longtemps que je ne t’ai pas vu ! fit Hermione en l’embrassant sur les deux joues.
- Je pense m’estimer heureux puisque je viens de passer mes dernières vacances chez les Dursley, répondit celui-ci. Ils me l’ont bien fait comprendre en m’infligeant les pires tortures, ça doit être leur façon de me dire adieu gentiment.
- Oh, mon pauvre Harry !
Ils éclatèrent de rire. Tous savaient à quel point il détestait les odieuses personnes qui lui avait servit de famille et à quel point il était heureux de les quitter.
- Haaaaarry !
Ils ne virent qu’une forme passer en trombe devant eux puis Harry se retrouva dans les bras de Ginny.
- Ca fait longtemps je sais, mais refoule tes pulsions Ginny !
- Oh, ça va, tu ne vas pas me commander toi hein… Je te jure, dit-elle à Harry, il n’a fait que parler d’Hermione pendant toute les vacances, Hermione par-ci, Hermione par-là, j’aimerai tant la serrer dans mes bras, gna gna gna et gna gna gna !
Harry et Hermione sourirent, Ron en revanche vira à l’écarlate.
La dernière semaine des vacances se passa pour tous dans la maison étriquée des Weasley, où ils retrouvèrent les jumeaux, Bill en compagnie de Fleur, et Charlie. Percy étant absent pour des raisons purement privées.
- Son travail ! s’écria Mme Weasley amère. Toujours son travail !
Hermione se délectait de son séjour au Terrier, les retrouver tous – même Fleur – quel bonheur ! Pourtant, de jour en jour la rentrée approchait. Ce n’était pas cela qu’elle appréhendait, mais le fait de revoir Malefoy. L’avoir revu ne serait-ce qu’une seconde l’ avait complètement déboussolée, alors une année entière… Elle n’avait finalement pas réussi à l’oublier.
- Hermione, ça va ?
- Oui, pourquoi ?
- Je ne sais pas, tu es assise sur un banc bien en retrait d’une maison chaleureuse.
- Et toi alors pourquoi tu n’es pas dans cette maison chaleureuse ?
- Les Weasley reçoivent leur sermon habituel avant de se rendre à Poudlard. Personnellement, je m’estime heureux dans des cas comme cela de ne pas être à leur place. Sûrement que Mrs Weasley nous en fera un, mais moins rude !
- Sûrement…
Harry et Hermione discutèrent un long moment sur le banc. Cela faisait longtemps qu’ils ne s’étaient pas parlé ainsi. Les relations amoureuse de chacun empêchant les conversations sérieuse.
- Allez les enfants, venez dans la maison, nous partons ! leur cria Mrs Weasley.
- Oh, non. Encore la poudre de cheminette ! La première fois que j’en ai fait usage, je ne suis pas tombé dans un très bon endroit, s’exclama Harry déconfit.
- Ne t’en fait pas, ça ira bien cette fois ci, lui répondit Hermione.
- Ou étiez-vous vous deux ?
- Oh, on discutait !
- J’espère que vous ne vous draguiez pas, fit Ginny amusée.
Ron ne dit rien, mais appuya la réflexion de Ginny en enlaçant tendrement Hermione.
- Je dois te laisser mon Drago chéri, je vais rejoindre les filles !
- Oui, moi aussi je t’aime, répondit Malefoy.
Hermione sortit de la cheminé et découvrit devant elle une Pansy affamée qui embrassait goulûment Malefoy. Son Male… Pourquoi pensait-elle cela. Ce n’était pas SON Malefoy, elle devait se ressaisir ! Ron arriva lorsqu’il relâchèrent leur étreinte et Hermione se jeta dans ses bras.
Il regarda Pansy s’éloigner vers ses amies, et songea avec amertume qu’il devrait rejoindre les siens… Enfin, ce qu’il faisait passer pour. Il se retourna et tomba nez à nez avec Hermione embrassant Ron. Non, mais ! Il allait le t… Il se reprit vite et monta dans le train. Qu’est-ce qui lui prenait ? D’accord, il avait une hargne constante envers Ron, mais ce n’était pas une raison. Il devenait fou, c’était ça… fou d’amour pour quelqu’un qu’il aurait dû oublier depuis le début de l’été ! Cachant sa rage derrière un masque d’indifférence, il entra dans la cabine où se trouvaient ses deux acolytes de toujours, déjà occupés à s’empiffrer !
- Malefoy ! T’as paché de bonnes ‘acanches ?
- Oui…
- Nous, chuper, nos pères veulent qu’on deviennent des ‘anchemort, on a chuivi un entrai’ment ekchluhif !
- Super, super…
- Et toi, ça en est où avec le tien ? demanda Goyle qui avait enfin finit son beignet.
- Ca suit son cour, répondit Malefoy. Oui, ça suit son cour…
Hermione était couchée dans un lit bien douillet lorsqu’elle se remémora sa soirée. Le banquet de début d’année avait été super. Elle en avait profité, puisque c’était la dernière fois où elle avait la chance de voir le choixpeau chanter et expédier les enfants dans différentes maison. Elle se promit de garder en mémoire toutes les choses, des plus sombres au plus joyeuses, qu’elle vivrait en cette dernière année à Poudlard. Et, juste avant de s’endormir, elle pensa combien elle avait été heureuse dans cette école, même son pire ennemi était devenu gentil à son égard. Malefoy… Elle se demandait si elle n’avait pas fait une erreur de rompant avec lui et en sortant finalement avec Ron. Peut-être qu’elle aurait dû continuer avec lui… Que tout se serait arrangé avec Harry et Ron. Non… C’était idiot de penser à cela ! Elle aimait Ron plus que tout au monde, et Malefoy était avec Pansy de toutes façons !
- Allez, Hermione, réveille-toi, tu vas finir par être en retard à ton tout premier cours de défense contre les forces du mal, ce serait dommage de manquer ton cher professeur, anciennement professeur de potion ! En plus… Ron t’attend en bas de l’escalier, il s’impatiente.
- Bonjour Ginny ! Oh, mon dieu, je n’ai même pas vu l’heure, merci de m’avoir réveillée !
Elle s’habilla rapidement, prise d’une énergie nouvelle de en ce jour frais, malgré le peu de temps qu’elle avait pensé dormir.
- Salut Ron, fit Hermione.
Celui-ci n’eût même pas le temps de se retourner qu’elle l’embrassait déjà affectueusement.
- Eh bien… On est déjà à la bourre et toi tu trouve quand même le temps de m’embrasser, tu n’es pas stressée dis donc !
- Non, je ne sais pas, je me sens… reposée et fraîche !
- Oui, mais faut quand même qu’on parte là.
- Tu as raison. Il ne faut pas louper les cours, s’exclama Hermione dont le sérieux avait refait surface.
- Bonjour chers Serpentards et…, Rogue regarda les autres élèves d’un air dédaigneux,… et les Gryffondors…
- Bonjour professeur Rogue, répondirent tous en cœur les Serpentards.
- Bonjour professeur Rogue, reprirent les Gryffondors, mais l’entrain n’y était pas, avoir Rogue en professeur de défense contre les forces du mal était la pire chose qui pouvait leur arriver.
- Bien, nous allons commencer par un sort simple, à la première page de votre livre. Quelqu’un peut-il me dire quel effet cela procure sur quelconque être vivant ?
Comme à l’accoutumée, la main d’Hermione fusa. Rogue fit semblant de ne pas la voir, mais, au bout d’une minute pendant laquelle aucun de ses élèves ne leva la main pour répondre, il se résigna à l’interroger.
- Ce n’est pas un sortilège interdit, il permet de stupéfixer momentanément son adversaire lors des duels, puisque nous savons que le sortilège de stupefix est interdit dans ces moments là. L’adversaire recouvre son immobilité 5 secondes plus tard, ce qui aura permit à l’attaquant de trouver une stratégie. Il est néanmoins dangereux et peu utilisé car il peu, si on ne tourne pas bien la baguette et ne prononce pas très nettement la formule, se transformer en un sortilège mortel. Tous les organes seraient dans l’incapacité de fonctionner, et la cible en mourrait instantanément. Il n’a pas été admit dans la liste des sortilège impardonnable car il n’est pas difficile à utiliser, et très peu ont réussit à tuer leur cible…
- Bien… admit Rogue à regret. Vous commencez en beauté cette année Miss Granger. C’est parfait. J’aurais, bien entendu, donnez des points pour cette réponse exacte, si Mr. Potter avait daigné lever la tête de son pupitre pour écouter !
- Ce n’est pas grave Harry… Tu connais Rogue !
- Ouais, je sais… Mais c’est complètement idiot, on aurait pu gagner pas mal de points avec ça.
- On en aurait pas eu de toutes manières ! Tu n’étais qu’un prétexte pour un malus, si ce n’avait pas été toi, ça aurait été quelqu’un d’autre ! répliqua Hermione sur les nerfs.
Elle n’avait pas cessé de regarder Malefoy. Pas cessé non plus de passer l’heure à détourner le plus possible la tête de peur que cela se remarque…
Quant à Malefoy, il se hâtait en direction de son prochain cours avec sa classe, tout en pensant à Hermione. Il ne pouvait s’imaginer qu’elle n’avait pas remarqué ses regards incessants envers elle. Mais elle n’avait pas daigné tourner la tête… Il fallait qu’il lui parle !
- Malefoy ! dit une voix dans son dos.
- Oui ? Ah… C’est toi Zabini, fit-il crispé.
- Tu sais que je sais…
- Que tu sais quoi ? répondit Malefoy de plus en plus énervé.
- Que ton père est un mangemort !
- Ah…
- Et que toi aussi tu en es un ! s’écria Blaise, une lueur de défi dans le regard.
- C’est bien, et qu’est-ce que tu compte faire maintenant ? Me dénoncer ?
- Pas maintenant en tous les cas, mais si jamais il survenait quelque chose de louche de ton côté, je ne m’en priverais pas, tu sais que j’ai toutes les preuves nécessaires !
- Fait donc, fait donc, dit Malefoy moqueur.
Puis il se détourna en direction de sa salle de cours en bousculant quelqu’un à qui il ne prêta pas plus attention que cela. Sous son masque d’indifférence il avait en faite une peur bleue de que Zabini révèle quoi que ce soit. Les Serpentards étaient presque tous au courant, mais ce n’était pas quelque chose de concret. Seulement, si Zabini décidait de le dénoncer, il savait qu’il n’aurait aucune chance, cette information remonterait bien plus haut et il serait perdu, personne ne devait savoir, lui même redoutait ce qu’il devenait. Crabbe et Goyle eux, semblaient pourtant plutôt fiers, mais pas lui…
- Non, non, ne pars pas, reste dans mes bras, là, au coin du feu on est bien, non ?
- Oui.
- Hermione ?
- Oui ?
- Tu m’aimes ?
Hermione se retourna et le regarda droit dans les yeux.
- Bien sûr que je t’aime, comment peux-tu me demander une chose pareille ?
- Je ne sais pas… Je… Tu penses encore à celui que tu voyais l’an dernier ?
Elle sentit sa gorge se nouer au simple souvenir de l’an dernier, et de celui qu’elle voyait. D’ailleurs, elle voyait très bien où Ron voulait en venir, il voulait en savoir plus…
- Non, je t’aime, je n’aime personne d’autre, répondit-elle en l’embrassant.
Comme elle l’avait deviné, son baiser avait apaisé les craintes de Ron et sa curiosité. Peut-être qu’un jour il reposerai la question, mais à ce moment là, elle pourrait y répondre honnêtement, du moins… elle l’espérais.
Ils étaient en train de se dire des mots doux lorsque le professeur McGonagall entra en trombe.
- Granger, venez avec moi s’il vous plaît.
- Mais… protesta Ron.
- Désolé Weasley, devoir de préfet en chef.
Hermione lui jeta un regard peiné avant de s’engouffrer à la suite du professeur de métamorphose par le portrait.
- Qu’est-ce qu’il se passe, professeur ?
- Un élève a été tué.
- Quoi ? Un élève ? À cette heure ci ? Dans les couloirs ?! Que faisait-il ?
- Je ne sais pas, mais cela lui a été fatal…
- De quel maison était-il ?
- Serpentard… Zabini Blaise…
- Oh mon dieu ! s’exclama Hermione. Mais qui pourrait lui en vouloir ?
- Beaucoup de monde, mais nous avons le coupable.
- Ah bon ? Qui est-ce ?
Mais sa question resta en suspend, elle venait d’entrer dans le bureau de Dumbledore, et aperçu quatre personnes. Un Rogue livide, évidemment. Le second préfet en chef de Serdaigle, Dumbledore et… Malefoy !
- Voici le coupable, dit McGonagall d’une voix tranchante.
Hermione resta quelques instant à contempler Malefoy. Lui ? Tuer quelqu’un ? Ce n’était pas possible… A moins qu’il ai commencé sa formation de… Mon dieu, évidemment ! Un instant l’idée qu’elle fût restée avec un futur mangemort l’effleura, et elle la repoussa. Elle comprit maintenant qu’ils avaient fait le bon choix en arrêtant.
- Ecoutons ce qu’a à nous dire ce jeune homme, dit Dumbledore d’une voix posée en désignant le préfet en chef.
- C’est lui qui l’a tué, j’en suis sûr. Cette après-midi je surveillait les cachots de Serpentards quand j’ai entendus des voix s’élever au bout du couloir. Quand je suis arrivé, Malefoy s’est retourné et m’a bousculé en partant, j’ai remarqué sur son visage une profonde colère. Quant à la personne avec qui il « discutait », ce n’était autre que Zabini Blaise. J’ai d’ailleurs vu Malefoy traîner dans un couloir vers la fin de l’après-midi au deuxième étage, couloir où nous avons trouvé le corps…
- Ce n’est pas moi ! Hurla Malefoy. Je ne l’ai jamais tué, je n’ai jamais rien fait de tel, comment pouvez-vous croire une chose pareille, si mon père apprend cela…
- Goldstein, pouvez-vous nous dire ce que vous avez entendu ? demanda Dumbledore.
- Je n’ai pas entendu grand chose, si ce n’est que Zabini parlait de le dénoncer, qu’il aurait toutes les preuves et d’autres choses comme cela, répondit celui-ci.
- Malefoy… Je vous prierais de bien vouloir me remettre votre baguette magique pour que je trouve le dernier sortilège jeté, dit McGonnagall.
- Mais je ne l’ai pas, professeur ! Comment aurais-je pu tuer quelqu’un alors que je n’ai même pas ma baguette ?! Lorsqu’il m’a vu, je la cherchais !
- Voyez ! L’excuse typique, tu n’avais pas l’air de quelqu’un qui cherche quelque chose, répliqua Goldstein. Il a probablement caché sa baguette après avoir tué Zabini ! ajouta-t-il à l’adresse de Dumbledore.
- Goldstein, dit soudain Rogue qui prenait pour la première fois la parole, nous ne pouvons rien prouver tant que nous n’aurons pas sa baguette, n’est-ce pas Dumbledore ?
- Oui, Severus à raison, répondit ce dernier. Tant que nous n’aurons pas retrouvé la baguette du jeune Malefoy nous ne pourrons rien prouver. Je te remercie de nous avoir communiqué ce que tu savais, tu peux retourner dans ton dortoir. N’aie crainte, nous ferons tout pour retrouver sa baguette, puis nous verrons si le dernier sort jeté correspond à ce qui l’a tué. J’imagine que personne ici ne voit ce que cela pourrait-être ? demanda-t-il calmement.
Hermione comprit enfin pourquoi on l’avait emmené ici, elle était la seule à savoir ce qui aurait pu lui être fatal. Rogue y comprit, mais Dumbledore devait bien savoir qu’il ne dirait rien qui puisse mettre un de ces élèves préférés dans l’embarras. Elle hésita longuement, fixant le corps de Zabini inerte, quand on y réfléchissais, le sortilège mal prononcé et ce sort faisait le même effet qu’un « Avada Kedavra », la même expression de surprise sur le visage… Elle leva la tête pour voir les autres, tous la jaugeaient du regard. Rogue et Malefoy étaient implorant, McGonagall et Dumbledore ne manifestaient aucune expression. Son regard se reporta sur Malefoy. Non, elle ne pouvait pas…
- Non, je suis désolé professeur, je ne vois pas ce qui aurait pu produire la mort de Zabini, le plus vraisemblable serait un sortilège impardonnable, et n’importe qui aurait pu le lancer.
- Merci, miss Granger, je pense que vous pouvez retourner vous coucher maintenant.
En chemin, elle ne put s’empêcher de penser au regard de Malefoy. Elle avait beau l’avoir sauvé pour un temps, mais Mrs Pomfresh trouverai bien de quelle façon il était mort, lorsqu’elle reviendrait à Poudlard le lendemain soir, enfin… A supposer que personne n’ai trouvé avant. Elle pensait sincèrement que Dumbledore se doutait de quelque chose, il n’était pas dupe, il devait connaître ce sortilège, il devait savoir qu’il était enseigné en 7ème année, mais alors pourquoi avait-il demandé ? Pour être sur ? Non, il pourrait très bien avoir un entretien avec Rogue, qui lui dirait alors tout. Il le pensait sûrement innocent… C’était probablement cela. Et puis, c’était bien connu, Dumbledore ne faisait jamais confiance aux apparence, peut-être qu’il avait raison.
Lorsqu’elle arriva, la salle commune était vide. Elle ne pouvait pas en vouloir à Ron de n’être pas resté à l’attendre, surtout maintenant qu’elle doutait de ses sentiments pour lui. Elle savait Malefoy innocent, elle ferait tout pour l’aider !
- Alors, Ron m’a raconté, pourquoi as-tu dû quitter le dortoir à une heure si tardive, la questionna Harry au petit déjeuner.
- C’est étonnant que tu ne le sache pas déjà, mais un Serpentard est mort… répondit Hermione. D’ailleurs, en parlant de Ron ? Il n’est toujours pas levé ?
- Non, il a préféré dormir un peu, on est dimanche, il t’a attendu jusque tard hier… Mais… Quoi ?! Un Serpentard est mort !? Quand, où, comment ?!
- Tu n’es pas réveillé, toi, pour ne pas avoir réagis tout de suite…
- Hermione, qui a été tué ?
- Blaise, Zabini Blaise…
- Oh ! Et le coupable, on le connaît ?
Hermione le fixa longuement, se demandant si elle devait le lui dire. Elle tourna la tête vers la table des Serdaigles et remarqua que tous les élèves avaient les yeux rivés sur une place vide que désignait Antony Goldstein ; celle de Malefoy.
- Le coupable… c’est Malefoy, répondit-elle dans un murmure.
- Malefoy ! Je le savais ! C’est un mangemort maintenant, Zabini devait probablement le faire chanter, ils n’avaient pas de très bon rapports il me semble…
Ca se pourrait, fit Hermione évasive.
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Amour Impossible II (suite)
Malefoy prenait son petit déjeuner dans le bureau de Rogue, qui s’était absenté pour aller chercher Hermione. Drago savait pourquoi : son professeur voulait savoir pourquoi elle n’avait pas répondu en dépit du fait qu’elle connaissait parfaitement la réponse pour l’avoir donné en cours le matin même. La seule suggestion que Rogue avait formulé était qu’Hermione avait jeté ce sort à Zabini, pour punir Malefoy, mais cela ne tenait pas debout, il aurait fallu qu’elle entende la dispute et elle n’était pas censé être là. « Miss Granger n’a jamais été là où elle devrait être, toujours à fouiner » lui avait répondu Rogue. Si seulement Rogue savait qu’il se trompait complètement. Comment Hermione et lui allaient se sortir de cette impasse.
- Asseyez-vous Miss Granger, fit Rogue d’une voix doucereuse. Alors… Pouvez-vous me dire pourquoi vous avez défendu un Serpentard, accessoirement, votre « ennemi » ?
Hermione resta longtemps les yeux baissés, avant de les relever :
- Parce que je ne le crois pas coupable.
- Tiens, tiens… J’aurais plutôt pensé au contraire que vous auriez encore essayé de nous épater en prenant vos airs de Miss Je-Sais-Tout. Vous devez sûrement avoir une autre explication à ce que vous avez fait ? Peut-être connaissez-vous le coupable ?
- Mais… non.
- Moi je pense savoir… Il pourrait s’agit de vous, ou encore de Potter, ou bien de Weasley !
- C’est ridicule, s’écria Hermione, si nous avions voulu que Malefoy soit dans le pétrin nous n’aurions pas tué Zabini, il aurait dévoilé son secret tout seul.
- Oui, mais en le tuant, vous impliquez obligatoirement Malefoy qui se trouvait en conflit avec lui, répliqua Rogue.
- Non, elle a raison, dit Malefoy. Quelqu’un qui m’aurait voulu du mal ne l’aurait pas tué. Néanmoins, celui qui l’a tué m’en voulait également, il ne s’agit pas d’une coïncidence. Mais je peux vous assurer que ce n’était pas Potter ni Weasley, et encore moins Hermione.
Hermione le regarda droit dans les yeux. En prononçant son prénom, et en faisant ce qu’il faisait, il prouvait qu’il l’aimait encore. Elle le savait. Rogue les regarda longuement, puis une expression de surprise se peignit sur son visage.
- Non…
- Professeur Rogue, dit vainement Drago.
- Je ne veux rien savoir, répondit-il. Elle est de ton côté, elle fera tout pour te défendre, j’en suis certain.
- Oui…
- Vous pouvez sortir, dit-il en lançant un regard noir à Hermione.
Une fois sortis dans le couloir, ils marchèrent quelques instants dans le couloir sombre, puis Malefoy s’arrêta…
- Merci… Je… entama Malefoy.
- Ne me remercie pas, j’ai fait ce qu’il me semblait juste. Je ne te pense pas l’ombre d’un instant mangemort, du moins dans ton cœur. Et même si tout le monde est contre toi, moi je te crois.
- Et… Mais Rogue ?
- Il semble m’en vouloir pour… tout ça, mais je te sauve pourtant la peau. C’est sur moi que l’histoire repose, imagine-toi bien que Dumbledore sait de quoi est mort Zabini, il ne m’a posé la question pour savoir si je te pensais coupable, il a compris ma réponse. Seulement, là où les choses vont se compliquer, c’est quand Mrs Pomfresh trouvera le sortilège qui l’a atteint, Dumbledore ne pourra rien faire. Quant à ta baguette, prions pour qu’elle ne soit pas retrouvée, l’auteur du crime te l’a probablement dérobée, elle te condamnerais…
- Hermione… Je t’aime.
- Je n’ai pas cessé de penser à toi pendant toutes les vacances, c’est invivable.
- Pourtant, tu as l’air plutôt bien avec Weasley, fit Malefoy.
Malgré l’obscurité du couloir, elle pu distinguer une lueur de jalousie dans son regard.
- C’est difficile, je l’aime beaucoup… Mais ce n’est pas toi.
- Mais je suppose que je devrais attendre alors ?
- Oui, et puis, toi tu as Pansy, je suppose que tes parents étaient fiers ?
- Je l’aime aussi beaucoup, mais je n’ai pas envie de me marier avec quelqu’un pour le simple bonheur de mes parents.
- Je comprends…
- Bon, je vais retourner vers mon dortoir. Hermione ?
- Oui ?
- Tu m’aideras ?
- Je te le promet.
Elle lui adressa un regard bienveillant avant de retourner vers sa salle commune, où elle trouva Ron.
- Où étais-tu ? Harry m’a dit qu’il ne t’avait pas revue depuis que tu étais partie de la grande salle, je m’inquiétais.
- Je… J’étais partie me promener. Ron… Il faut que je t’avoue une chose… Je…
Mais Hermione ne put finir sa phrase car Harry arriva en courant.
- Ron, que fais-tu, l’entraînement de Quiddich ! Tu l’as oublié ?
- Zut, je suis désolé, j’arrive ! Hermione, qu’est-ce que tu voulais me dire…
Seulement, Hermione n’était plus là, ayant profité de l’inattention de Ron, elle s’était éclipsée dans son dortoir. Comment faire, d’un côté elle devait absolument révéler à Ron que ça ne pouvait plus continuer entre eux. Elle ne supporterais pas de rester sans Malefoy, mais non plus de tromper Ron. Et elle devait absolument prouver que Malefoy n’était pas coupable, et ça, elle ne pouvait le trouver dans les livres.
Le lendemain matin on vînt la chercher pendant le cours de Mr Binns. C’était un élève de 3ème année, il ne pipa mot de tout le trajet et la laissa devant le bureau de Dumbledore. Timidement elle frappa, n’ayant pas le mot de passe. A sa surprise, la porte s’ouvrit.
- Asseyez-vous Miss Granger, lui dit Dumbledore, le regard pétillant.
Dans le bureau, il y avait Rogue, Malefoy, Antony Goldstein, Mrs Pomfresh et elle.
- Oui, le professeur McGonagall n’est pas là, elle est en cours, je ne voulais pas la déranger, répondit-il à la question muette de Hermione. Mrs Pomfresh a trouvé de quel sort il s’agissait.
- Il s’agit du sort de pseudo-stupefix, utilisé bien entendu à mauvais escient, ce pauvre garçon s’est vu dans l’incapacité d’utiliser ses organes vitaux, ceux-ci étant pétrifiés, il en est donc mort… Ce sort est appris en défense contre les forces du mal en 7ème année.
- Donc, s’écria Goldstein, le professeur Rogue n’a pas avoué, alors qu’il savait parfaitement quel sortilège était utilisé, c’est un menteur ! Et Hermione aussi, je suis persuadée qu’elle le savait ! Même les Gryffondors commencent à s’allier aux Serpentards, aux meurtriers !
- Veuillez-vous taire, dit Dumbledore d’une voix calme mais ferme. Tout laisse à croire que Malefoy est coupable, mais tant que nous n’aurons pas sa baguette, rien ne pourra être prouvé.
- Mais vous le savez coupable n’est-ce pas ! s’écria Anthony.
- Ce n’est pas à moi de le décider… Bon, maintenant que vous savez ceci vous pouvez retourner à vos occupations.
- Attendez, dit alors Hermione, je peux vous parler professeur ?
- Oui, bien sûr, dit Dumbledore.
Une fois que tout le monde fut parti, Hermione se lança :
- Je ne pense pas Malefoy coupable.
- Je ne le pense pas non plus, répondit le directeur. Il est bien trop intelligent pour faire une chose pareille.
- Mais alors faite quelque chose ! Défendez-le !
- Je ne peux malheureusement rien faire. Tout le présume comme coupable, je n’ai pas les preuves nécessaires…
- Mais l’on voit bien que c’est un coup monté ! C’est complètement et purement irrationnel ! Et puis…
- Calmez-vous Miss Granger. Malefoy a la chance d’avoir un père au ministère, c’est pour cela d’ailleurs qu’il est toujours ici, beaucoup trop de monde le craint. Et il ne faudrait pas montrer vos sentiments envers Malefoy en public sinon, vous ne pourrez plus rien faire pour lui…
- Mes sentiments ? Mais… Que…
- L’année dernière, la salle sur demande était assez souvent occupée, j’ai fini par découvrir par qui, lui répondit-il avec un clin d’œil. Restez sur vos gardes, Antony Goldstein ne manquera pas de rapporter ce qui s’est passé aux Serdaigles…
- Merci professeur.
« Elle ne pourra jamais me sortir de ce pétrin. Elle va se retrouver impliquée dans un meurtre idiot… Il n’y a aucune porte de sortie, même mon père doute de mon innocence, mais pour lui, c’est plutôt quelque chose de bon, j’ai « tué » quelqu’un capable de lui nuire, tant pis si je dois en payer le prix, du moment qu’il est sauvé, lui… »
Seulement qui aurait pu en vouloir et à Zabini et à lui, en 7ème année et ayant appris ce sort… Déjà, ce ne pouvait être aucun des élèves de Poufsouffle, Malefoy s’était renseigné auprès de Rogue, seul les Gryffondors, les Serpentards et les Serdaigles avaient eu ce cours avant le meurtre. Ce pouvait être n’importe qui… Une personne connaissant sa situation et sachant qu’il était en discorde avec Zabini, ou quelqu’un ayant entendu la conversation et ayant élaboré son plan après… Mais la seule personne qui ai pu entendre leur conversation était Anthony Goldstein, de… Serdaigle ! Une lueur d’espoir l’envahit, et fut absorbée aussitôt. Si tant est que se soit lui, il n’avait aucune preuve, et soyons lucide, c’était un préfet en chef… Il fallait qu’il parle à Hermione. Au plus vite !
- Ron, il faut que je te dise quelque chose, je n’ai pas beaucoup de temps, je dois aller à mon cours de Runes Anciennes. Je t’aime, vraiment, mais ça ne marche pas comme je le voudrais entre nous, je préfère te garder en tant que meilleur ami, tu comprend ?
- A mon avis, il comprendra si tu lui dit si gentiment, lui répondit une voix derrière elle.
Hermione, prise de court, fit volte face pour se retrouver face à Malefoy, souriant. Mais il y avait quelque chose dans son regard qui lui faisait peur. Quelque chose d’arrogant, de fou, quelque chose qu’elle n’aimait pas.
- Tu…
- Je ne pensais pas que tu serais ici, j’étais venu pour réfléchir, tant mieux si tu es là. Il m’est venu une idée, j’ai pensé à un coupable… Mais c’est… Fou.
- Dis toujours, lui répondit-elle.
- Je… J’ai pensé à Goldstein.
- Ah…
- Oui, c’est complètement idiot, je n’ai aucune chance, mais en y réfléchissant bien, il a entendu notre querelle, et il ne m’aime pas… Et en plus il fait parti de ceux qui ont eu cours avec Rogue…
- Peut-être bien, tu n’as pas tout à fait tort, mais je ne pense pas qu’il faille en faire part à qui que ce soit pour l’instant, sauf peut-être à Dumbledore, mais je vais essayer de lui soutirer des informations, il est préfet en chef, après la réunion de ce soir je le prendrais à part. Je suppose d’ailleurs que tu ne viendras pas ce soir ?
- Non… J’ai interdiction de… beaucoup de choses…
- Bon, je vais voir, je te promet que je vais trouver une solution ! dit-elle résolue.
- Hermione ! fit Malefoy lorsqu’elle s’apprêtait à sortir de la salle sur demande. Est-ce que tu compte lui dire bientôt, à Ron, ce que j’ai entendu tout à l’heure ?
- J’ai cours de Runes demain…
Pendant la réunion, Hermione n’arrêta pas de lancer des regards à Goldstein. Elle savait bien qu’il n’aimait pas Malefoy, comme la plupart des élèves des autres maisons, excepté Serpentard, mais de là à tuer quelqu’un pour le mettre en mauvaise position… L’idée était peut-être absurde mais en y regardant bien, Goldstein semblait pressé que l’affaire se termine, et était bizarrement plus agité depuis cette histoire.
- Anthony, dit elle lorsqu’il ne furent plus que tous les deux dans la salle.
- Oui ? répondit-il glacial.
- Pour ce que tu as dit, la dernière fois dans le bureau de Dumbledore. Que je m’alliait avec un Serpentard, tu le pensais vraiment ?
- Oui… Je ne te comprend pas, tu devrais pourtant être la première à accuser Malefoy, après tout ce qu’il t’a fait, mais peut-être que vos relations se sont améliorées ?
Ce n’était pas une question, mais une affirmation. Affirmation qu’elle devait à tout prix démentir pour que son plan fonctionne.
- Non… Je n’ai vraiment pas pensé à ce sortilège, j’étais trop bornée sur un sortilège impardonnable. C’est après que j’y ai pensé. Mais Malefoy, s’il avait voulu tué quelqu’un aurait utilisé Avada. En employant un sortilège qu’on avait vu cet après-midi même, ça le dévoilait. Et je le crois bien trop malin pour cela. Honnêtement, je ne sais que penser, bien sûr, j’aimerai le voir coupable, mais il y a des choses que je ne comprend pas, qui ne sont pas claires…
- Mais c’est forcément lui ! Il semblait vraiment énervé quand je l’ai croisé, et Zabini m’a dit qu’ils venaient de…
Il s’interrompit soudain. Hermione plissa les yeux.
- Tu as parlé à Zabini ?
Voyant la panique se peindre sur le visage de Goldstein, elle changea de tactique.
- T’a-t-il dit quelque chose de plus à propos de l’altercation qu’ils venaient d’avoir ? Dis le, c’est important, peut-être que tu sais quelque chose qui prouverait que c’est bien lui le coupable !
- Non, dit celui-ci livide à présent.
- Mais que t’a-t-il dit ?
- Que… Qu’ils venaient juste de se disputer, c’est tout, je l’ai laissé après, ma surveillance se terminait je devais aller en cours. Je dois te laisser.
Et il partit en trombe, laissant Hermione perplexe. Ainsi ils s’étaient parlés, mais pas à propos de l’altercation, sinon, Goldstein en aurait tout de suite parlé. Peut-être pour autre chose… Il fallait qu’elle sache, mais comment ?! Qui était à Serdaigle et avec qui elle avait de bon rapport ? Padma ! Tant pis si il était tard, elle devait parler à sa sœur, Parvati, pour qu’elle lui dise de venir.
Une demi-heure plus tard, elle trouva Parvati, lui demanda et celle-ci accepta sans poser de questions.
- Padma, est-ce que… je sais que tu es sortie un certain temps avec Goldstein, connaîtrais-tu des gens dont il te parlait souvent, avec qui il aurait eu des disputes.
- Non… Je ne pense pas… Enfin je l’ai vu une fois se disputer avec… l’élève qui est mort. Quand je lui ai demandé pourquoi, il m’a vaguement expliqué que Zabini tournait trop autour de moi et qu’il était jaloux. D’ailleurs, avant qu’il ne soit… tué, il me faisait des avances, je pense que ça n’a pas plu à Anthony… Mais, Hermione dit moi, est-ce que tu crois que…
- Je ne crois rien du tout, ne t’en fait pas, je te remercie de ce que tu m’as dit, peut-être que finalement… Merci, merci beaucoup.
Elle la regarda retourner dans son dortoir et rentra dans le sien, puis se coucha. Elle n’avait pas vu Ron depuis le dernier cours, en même temps, elle ne s’était pas montré chaleureuse envers lui. Et elle le remerciait intérieurement de son absence, ça lui laissait du temps pour réfléchir à l’histoire de Malefoy. Et elle venait de trouver le chaînon manquant. Si la personne qui avait tué Zabini l’avait fait pour son propre intérêt en sachant vaguement que ça impliquerait quelqu’un qu’il n’aimait pas… Ca correspondait tout à fait à Goldstein et à la révélation que venait de lui faire Padma… Il faudrait qu’elle en fasse part le plus vite part à Dumbledore, c’était la vie de Malefoy qui était en jeu. Pourvu qu’ils ne trouvent pas la baguette avant !
Hermione… Dieu qu’elle lui manquait, mais il n’osait pas lui avouer. Elle semblait triste de devoir quitter Ron, bien qu’elle lui faisait croire le contraire. Il ne voulait pas être la cause de cela. Il lui posait déjà peut-être trop d’ennuis… Il espérait qu’elle avait trouvé un indice qui pourrait le sortir de là… C’était devenu invivable, il n’assistait plus aux cours, d’une part parce qu’il était considéré comme un meurtrier et de toutes manières, il n’avait plus de baguette magique. Il était presque tout le temps en surveillance. Heureusement qu’il se savait innocent et qu’il était considéré comme tel par plusieurs autres. Mais c’était une forte minorité. Beaucoup de Serpentards le pensaient capable de cela, puisqu’il s’en était tellement vanté…
- Ron ! Ron, attend deux seconde, appela Hermione, je dois te parler. Je suis désolé pour hier, j’ai été un peu froide mais… il faut que je te dise quelque chose…
- Quoi ?
- Je… Je t’aime, franchement, mais… En ce moment je suis un peu perturbée, et… je préfère qu’on… qu’on s’arrête là, qu’on… reste amis… Tu comprend ?
- Bien s.. sûr, répondit Ron, si c’est ce que tu préfère alors je respecte ta décision. Seulement… promet-moi que ça ne concerne pas… quelqu’un d’autre ?
- Je suis désolé, Ron, je dois me rendre à mon cours de Runes Anciennes, désolé…
Comment avait-elle pu être aussi nulle ! Elle n’était pas crédible du tout ! Et elle s’en voulait de ne pas être franche. Elle lui parlerait ce soir, il devait savoir.
Pendant tout le cours de Runes elle pensa à ce qu’elle allait dire à Dumbledore , par rapport à ce qu’elle avait entendu, l’heure d’après.
Toc, toc, toc.
Elle attendit quelques instants. Une fois de plus, elle n’avait pas le mot de passe et se contentait de frapper bêtement… Mais une fois de plus, la porte s’ouvrit.
- Excuse-moi je t’ai fait attendre un peu, lui dit Dumbledore assis à son bureau.
- Ce… ce n’est pas grave, répondit-elle sans remarquer qu’il la tutoyait maintenant, je… je ne pensais pas que la porte s’ouvrait aussi quand on frappait…
- Comme partout, mais juste parce que je suis dans le bureau. Bon, si tu es ici, je suppose que c’est pour une raison bien particulière ?
- Oui… Je… J’ai trouvé, je pense, qui es le vrai coupable…
- Qui donc ?
- Goldstein…
Elle raconta tout ce qu’elle savait sans qu’il l’interrompe, sans lui dire que c’était impensable. Lorsqu’elle eût finit, il se contenta de la regarder longuement.
- Oui… Je pense que tu as raison… dit-il. Seulement… Es-tu certaine de vouloir que tout le monde sache ce que tu éprouve pour Malefoy en le défendant publiquement, devant la moitié des professeurs, son père et Goldstein ?
- Pourquoi tout ce monde alors qu’avant…
- Parce que Mr Malefoy a du pouvoir et qu’il a tout fait pour que cela ne s’ébruite pas, tout le monde est catastrophé qu’un meurtre ait eu lieu ici, mais pour la plupart, nous tenons le coupable, c’est terminé. Seulement… Nous sommes bien obligé de faire quelque chose, les parents vont s’agiter, il leur faut un coupable, et demain soir… Nous nous réunirons ici, il est trop jeune pour passer devant la justice et aller à Azkaban… Alors, Hermione es-tu sûre ?
- Je… pense que oui.
- Bien, alors à demain soir, fit celui-ci.
« Ca y est, c’est dans quelques minutes, que se passera-t-il si jamais je suis jugé coupable ? Je n’irait pas à Azkaban, je ne suis, heureusement pas encore majeur. Mais ce ne sera qu’un sursis de quelques mois. Hermione sera-t-elle là ? » Malefoy pressa la pas à côté de son père, ils montèrent les marches qui menaient au bureau de Dumbledore, tous les professeurs étaient déjà là, y comprit Hermione et Goldstein. Tout se jouait maintenant.
- Bien, il ne manquait plus que vous ! dit Dumbledore d’une voix chaleureuse. Bien, nous allons écouter chacun maintenant, chacune des versions.
Hermione écouta, la même chose qu’elle avait déjà entendu, les accusations de Goldstein qui semblait s’être ragaillardi depuis la réunion, mais n’en faisait pas trop, le père de Malefoy semblait prêt à bondir au moindre faux-pas.
- Hermione, tu voudrais ajouter quelque chose ? lui demanda Dumbledore.
- Oui.
Les professeurs la regardaient, perplexes. Ils devaient se demander à vrai dire ce qu’elle faisait là. Mr Malefoy la regarda d’un air mauvais, s’attendant sans doute à ce qu’elle enfonce encore plus son fils…
- Malefoy n’est pas coupable.
Cette révélation bouleversa tout le monde, seul Dumbledore resta impassible, Rogue jouait probablement la comédie, ou semblait vraiment surpris de ce qu’elle faisait.
- Goldstein… Tu n’avais pas des différends avec Zabini ?
- Je… Non, pourquoi ! répondit-il, blême.
- Parce que moi je pense le contraire. Et je pense même que tu as tué Zabini, pour l’unique raison qu’il tournait autour de quelqu’un avec qui tu n’étais plus. Ai-je tort ?
- Mais c’est insensé ! Je suis préfet en chef !
- Et tu étais aussi à proximité lorsque tu as entendu Malefoy et Zabini se disputer, et bizarrement, le corps de Zabini à été retrouvé dans un couloir du deuxième étage.
- Oui, Malefoy y était !
- Et toi aussi apparemment, quoi de plus facile que d’entraîner Zabini là haut puis de le tuer, accusant ainsi Malefoy ?
- Je…
Elle regarda autour d’elle, tous semblaient approuver son jugement et regardaient Anthony avec insistance.
- C’est vrai, commença Rogue, après tout, ce n’est pas une si mauvaise idée que cela.
- Oui, approuva difficilement McGonagall, c’est un raisonnement juste.
Les autres professeurs acceptèrent à regret. Hermione se doutaient bien qu’ils préféraient voir Malefoy puni qu’un brillant élève. Mais Hermione avait raison…
- Je propose d’utiliser le veritaserum, dit Rogue.
- Je n’y vois pas d’inconvénient puisque nous ne savons pas à quoi nous en tenir… accorda Dumbledore.
Pendant que Rogue alla chercher la potion, tous dévisagèrent Hermione. Ils savaient qu’elle était brillante, mais faire preuve de son raisonnement pour innocenter quelqu’un comme lui les déstabilisait tous… Mr Malefoy ne semblait pas ravi, il la fusillait du regard. Mais pourquoi ? Elle venait tout de même de sauver la vie à son fils ! Elle regarda Malefoy, mais il gardait obstinément les yeux rivés sur le sol.
- Voilà… J’ai la potion !
- Parfait, verser en deux gouttes.
- Non ! Je ne veux pas, professeur Dumbledore, McGonagall, avez-vous tous été ensorcelés ? Comment pouvez-vous, hurla Goldstein avant de se taire brutalement.
La potion commençait à agir.
- Avez-vous où non tué Zabini Blaise ? le questionna Dumbledore.
- Oui, parce qu’il tournait trop autour de quelqu’un qui m’était cher.
- Comment ? aboya Rogue.
- Vous le savez bien, avec le sortilège de pseudo-stupéfix, avec la baguette de Malefoy, je savais qu’il ne s’entendait pas très bien avec Zabini, j’ai donc su qu’il serait présumé coupable. J’ai ensuite jeté la baguette dans les toilettes de Mimi Geignarde, et j’ai tiré la chasse d’eau. Elle doit se trouver dans le lac.
- Idiot, siffla Mr Malefoy entre ses dents.
Hermione n’en revenait pas. Goldstein… Il avait fait preuve d’intelligence autant que de stupidité. Mais Malefoy était sauvé, lui irai à Azkaban, puisqu’il avait déjà 17 ans. Mon dieu quelle horreur. Elle les regarda tous avant d’être escorté dehors par McGonagall.
- Miss Granger… Je sais ce qu’il vous a coûté de démentir la culpabilité de Malefoy, bien que nous aurions tous aimé qu’il soit coupable. C’est d’autant plus affligeant de découvrir la véritable nature du vrai meurtrier. Un jeune homme si bien élevé, un brillant élève, un préfet, un Serdaigle ! lui dit le professeur McGonagall après être sortie du bureau de Dumbledore.
- Oui… Il aurait été plus probable que ce soit un Serpentard qui soit coupable… Mais…
- Même si cela avait été le cas vous auriez défendu Malefoy, lui demanda McGonagall.
- Je… je ne sais pas professeur…
- Quoiqu’il en soit, nous n’avons pas condamné un innocent ce soir, Anthony Goldstein sera envoyé à Azkaban, et les parents d’élèves n’auront pas lieu de s’inquiéter… Voilà… Je vous laisse retrouver vos amis Miss Granger.
Hermione regarda son professeur partir. Elle savait bien quel douleur elle lui infligeait en aimant Malefoy. Une élève de Gryffondor, avec un Serpentard… Dumbledore l’avait accepté, tout les autres avaient eu du mal. Et elle avait lu dans le regard de chacun, combien ils étaient désespérés de reconnaître que Goldstein était bien le coupable… Oh, Goldstein… Azkaban… Il ne le méritait pas… C’était trop dur pour lui… Hermione se reprit. C’était horrible ce qu’il avait fait ! Il avait tué quelqu’un, et accusé un innocent qui aurait été envoyé à sa place dans la plus horrible des prisons… Il avait ce qu’il méritait. Et tout cela était terminé… Elle avait innocenté Drago. Seulement… maintenant… tout le monde était au courant… Il fallait être aveugle pour ne pas comprendre pourquoi elle l’avait défendu. Inutile de se raccrocher au simple fait qu’elle était brillante et déductive.
- Hermione ! Alors, c’est bien Malefoy qui a été condamné, dit le nous, s’il te plais, que l’on soit enfin débarrassé de cette vermine ! s’écrièrent Harry, Ron et Ginny lorsqu’elle entra dans la salle commune.
- C’est… c’est Anthony Goldstein qui a été condamné, dit-elle d’une voix égale.
- Quoi ? Mais… comment ? Tu n’as pas pu le défendre ? Tu n’as rien pu faire ? C’est un coup monté de Malefoy tu le sais bien ! s’exclama Harry.
- Non… ce n’est pas un coup monté de Malefoy… Goldstein est réellement coupable…
S’en suivit une longue minute pendant laquelle tous les quatre furent silencieux. D’autres élèves de Gryffondor s’étaient rapprochés mais n’osait pas poser de question avant qu’elle n’eût reprit la parole. Voyant qu’elle ne continuait pas, certains Gryffondor partirent, mais d’autres tinrent bon.
- Goldstein a… tué Zabini parce qu’il traînait trop autour de Padma. Bien qu’il ne soit plus avec elle, il éprouvait une jalousie maladive. Il l’a donc tué, et avait toutes les raisons de croire que Malefoy serait soupçonné.
- Pourquoi ? questionnèrent quelques 1ère année avides.
- Pour des raisons que je ne peux dire ici, je n’en ai pas le droit, répliqua Hermione d’un ton froid.
- Et comment savez-vous tout cela ? demanda Ron.
- Le veritaserum… répondit-elle.
- Ooooooh, s’exclamèrent quelques uns.
Cette exclamation eu pour effet de faire frissonner d’agacement Hermione. Elle s’apprêtait à se lever pour leur dire à tous bonne nuit, qu’elle n’avait plus envie de rien raconter quand Harry l’arrêta, les sourcils froncés :
- Mais… comment avez-vous eu l’idée de questionner Goldstein ? Qui a eu cette idée ?
Hermione le regarda dans les yeux, se détourna et monta se coucher sans un mot. L’idée que quiconque puisse deviner ou soupçonner la moindre chose à propos de ses sentiments envers Drago la rendait folle. Mais maintenant, c’était trop tard, tous sauraient demain matin au plus tard… Il valait mieux que ses amis l’apprennent de sa bouche.
- Hermione, je peux te parler deux secondes ?
Hermione releva sa tête de l’oreiller et se trouva face à une Ginny au regard douloureux. Le même que l’an dernier lorsque…
- Tu l’aime toujours n’est-ce pas ?
- Comment…
- C’est toi qui l’a défendu, je le sais !
- Comment ?
- J’ai croisé Padma aujourd’hui, elle semblait triste. Je lui ai demandé ce qu’il n’allait pas et elle m’a dit qu’elle avait peur pour Goldstein, que malgré tout ce qu’il lui avait fait, elle espérait qu’il ne serait pas coupable. Je lui ai demandé pourquoi il serait coupable, et elle m’a dit que tu étais passé la voir, elle m’a raconté votre discussion…
- Je l’avoue, c’est moi qui l’ai suspecté…
- Et pourquoi aurais-tu condamné un Serdaigle qui serait plus apte à être notre ami, au détriment de notre pire ennemi, si tu n’étais plus amoureuse ?
- Oui ! Tu as deviné, c’est bon, je me lâche, j’en ai marre de tout ces mensonges. Je me demande même comment Ron à réussit à me pardonner du fait que je l’ai abandonné sans de véritables raisons valables. Mais je ne peux pas me défaire de Drago…
- Tu l’appelle même par son prénom, siffla Ginny.
- Je suis désolé, mais tu dois me comprendre… Je ne veux pas perdre tous mes amis ! dit Hermione en pleurant.
Elles restèrent un long moment silencieuses, puis Ginny se décida à rompre le silence.
- Tu ne me perdra pas moi, je te le jure. Je suis prête à accepter ton choix, car si tu fais ce que tu fais, c’est que Malefoy n’est pas réellement ce que nous pensons qu’il est…
Hermione en resta muette de soulagement.
- Mais… Il faut que tu l’annonce à Harry et Ron !
- Je sais… de toutes manières, je pense que demain matin, tout le monde sera au courant. Ce n’est pas banal une Gryffondor qui défend un Serpentard, ennemi de surcroît…
- Et je pense que c’est le bon moment, il est près de minuit et il n’y a plus personne dans la salle, hormis Ron et Harry à qui j’ai demandé de rester.
- Je… d’accord… Mais viens avec moi, je ne pourrais pas supporter sinon…
Elle descendirent donc les escalier, toutes les deux, s’assirent dans un coussin. Hermione avait la tête penchée, personne ne parlait, on entendait que le crépitement du feu dans l’âtre. Les pensées se mélangeaient dans sa tête… Comment leur annoncer cela…
- Hermione a quelque chose à vous avouer à tout les deux… entama Ginny.
- Je… J’aime Malefoy, parvint-elle enfin à dire.
A ce moment là, un explosion de soulagement se fit en elle, tout ce qu’elle avait caché était sorti, d’un coup. Harry et Ron eux hésitaient entre éclater de rire ou se mettre en colère. La seconde option l’emporta sur la première car ils comprirent bien que ce n’était pas une blague.
- Quoi ? Mais tu te rend compte de ce que tu fais ?! C’est… notre pire ennemi, crièrent-ils.
- Je sais, se renfrogna Hermione, mais il n’est pas se que vous croyez !
- Peu importe ! Il n’arrête pas d’insulter ma famille ! rugit Ron. Et toi Ginny comment peux-tu approuver son choix ?
- Je pense qu’elle ne le peut pas, dit Harry qui avait réussit à se calmer. Mais qu’elle accepte juste. Je te connais Hermione, tu ne l’aimerai pas s’il était vraiment comme nous le pensons. Tu as du faire des sacrifices pour oublier la façon dont il t’avait traitée. Si tu as fait cela, c’est qu’il est plus digne que je le croyais.
- Alors maintenant tu te range du côté d’un Serpentard, invectiva Ron.
- Je n’ai jamais dit ça, ce n’est pas parce que Hermione sort avec lui que je le jugerait autrement qu’avant. Seulement, Hermione est mon amie et je la respecte, je… c’est sa vie, je ne la blâme pas.
- Merci Harry, fit Hermione au bord des larmes. Ron… je suis désolé… vraiment je…
- C’était lui que tu voyait l’an dernier alors ! Et c’est à cause de lui que tu…
Il ne termina pas sa phrase et fit volte face pour aller dans son dortoir, furieux.
- Ca lui prendra un peu de temps pour s’habituer, c’est normal, la rassura Ginny.
- Je sais. Je vous remercie tout les deux de l’avoir si bien pris…
- Ce n’est rien… Ca me prendra quelques temps avant de m’habituer à moi aussi, mais je t’aime trop pour t’abandonner à ton triste sort, lui dit Harry. Une seule chose, ne vous approchez pas tant que je suis dans les parages, et qu’il te fasse du mal une fois, il aura affaire à moi et à un Ron déchaîné. D’accord ?
- D’accord, lui dit Hermione avec un sourire.
« Cela fait déjà deux semaines que j’ai avoué mon amour pour Drago à mes deux meilleurs amis. Je ne sais pas si j’aurais dû finalement, car personne n’est au courant. Qu’est-ce que je raconte… Bien sûr que j’ai bien fait de tout leur dire, je leur devait la vérité, je ne pouvais continuer de mentir. Quand à la condamnation de Goldstein, personne n’a sût que j’en étais la responsable, Padma avait jurer de taire le secret. Et Drago… Il était retourné chez lui, prendre un peu de repos. Avec tout ce qui lui est arrivé. Je l’aime. J’ai hâte qu’il arrive. Dans moins d’une heure normalement. On sera en cours de botanique, je ne pourrais pas lui parler, mais le voir me fera du bien. »
Hermione arriva en cours de botanique et s’assit à sa place, entre Harry et un Ron qui acceptait désormais de lui parler. C’était un bien grand mot parler. « passe moi ceci, cela, merci » Mais c’était déjà ça…
Lorsqu’elle vit les Serpentards arriver, son cœur bondit. Il était dedans, il allait arriver. Oui, il était là, riant avec ses « amis » Tenant la main de… son cœur bondit une seconde fois, mais de désespoir cette fois ci. Il tenait la main de Parkinson ! Elle s’apprêtait à se lever mais deux mains la retinrent. Harry et Ron avaient également vu la scène. Hermione ne comprenait pas… Si seulement il pouvait la regarder ! Et c’est ce qu’il fit, lorsqu’il la vit, son expression joviale s’effaça et la haine s’empara de son visage.
Le choc asséné par ce regard laissa Hermione pantoise. Comment osait-il ? Comment osait-il la regarder ainsi alors qu’elle lui avait sauvé la vie ? Comment… Lorsque la cloche sonna, elle sortit en hâte et trébucha contre une chaise. Une voix traînante s’éleva alors derrière elle :
- Alors Sang-de-Bourbe, on ne sait plus marcher ?
Suivit de quelques gloussement.
Elle se releva, et jeta un regard noir à Malefoy. Puis, sans se rendre compte de ce qu’elle faisait, lui donna une claque d’une telle force qu’il failli perdre l’équilibre, puis s’en alla dans la salle sur demande, pleurer toutes les larmes de son corps.
« Je m’en veux… je m’en veux d’agir ainsi envers elle. Elle est tout ce que j’aime. Tout ce pour quoi je vis. Pourquoi ai-je été doté d’un père si cruel ! Evidemment qu’il a comprit pourquoi Hermione a pris ma défense ! Quelle cruauté de me faire surveiller par mes propres « amis ». Il sait bien que Pansy ferait tout pour m’avoir et que de me coller aux basques tout le temps pour plaire à mon père ne la dérange pas ! Je ne peux rien faire, comment avertir Hermione ! Ils ne me lâcheront jamais ! Et à la moindre occasion, écriront à mon père qui me fera encore subir le sortilège Doloris ! Je n’en peux plus ! »
- Coucou mon Dragoooooo, roucoula Pansy.
- Salut ma Pansy, comment tu vas aujourd’hui, s’exclama Malefoy avant de l’embrasser fougueusement.
- Au fait, pourquoi ton père veut-il que je sois toujours avec toi ? le questionna Pansy.
- Tu dois bien le savoir, répondit-il avec un sourire malicieux.
- J’ai bien une petite idée derrière la tête…
- Je pense que tu es sur la bonne voie ma chérie…
- Oh, mon Drago que je suis heureuse ! s’écria-t-elle.
- Moi aussi… mais après tout, c’est normal, tu es d’une bonne famille, magnifiquement belle, pourquoi mon père ne voudrait-il pas t’avoir comme belle-fille ?
Pour tout réponse, Pansy se jeta sur lui, et l’embrassa si longtemps qu’il crut étouffer.
- Quand je vais aller raconter ça à mes amies !!!
Se redressant brusquement, Pansy s’éloigna vers la porte :
- A tout à l’heure mon Dragooooo !
- Je t’aime !
Enfin ! Il était débarrassé de Pansy ! Et les deux gros lourds n’étaient pas là ! Il avait enfin trouvé son moment pour parler à Hermione. Se doutant d’office de l’endroit où elle allait être, il ne vérifia nulle part ailleurs, et se rendit directement à la salle sur demande. Il avait bien raison de suivre son instinct car elle était là, sur un canapé, pleurant.
- Hermione… dit-il d’une voix mal assuré.
- Toi ! Vas t’en ! Je te déteste ! Tu n’es qu’une vermine, un rat, un lâche, un enfoiré, un…
Elle n’eût pas le temps de continuer qu’il la prenait dans ses bras. Elle essaya de se débattre, en vain. Elle releva la tête vers lui et il l’embrassa. A ce moment précis elle sût qu’elle l’aimait encore, plus que tout au monde, comment ? Elle ne savait pas, mais elle l’aimait. Lorsqu’il eurent finit de s’embrasser, il s’assit dans un fauteuil et la regarda :
- Je suis désolé pour ce matin… Mais il y a une chose qu’il faut que tu sache… Je t’aime toujours ! Le seul problème, c’est que mon père l’a comprit, et il me fait suivre. Il veut me marier à Pansy, c’est pour cela qu’elle ne me lâche pas d’une semelle ! J’ai dû lui écrire des lettres nuits et jours pendants les deux semaines, des lettres affreuses, maculées de mensonges. J’ai du lui faire croire que je l’aimais plus que tout car elle en doutait. Mais la seule que j’aime c’est toi !
- Moi aussi… mais je crois que c’est impossible n’est-ce pas ?
- Non… J’ai décidé de me montrer avec toi, bien sûr Pansy sera furieuse, bien sûr mes amis vont envoyer une lettre à mon père mais qu’importe ! Dans quelques mois je serais majeur, et je m’en irais loin. Tant que je suis à Poudlard, il ne peut rien me faire. Qu’importe ce que dise tes amis aussi !
- Je… Ils sont déjà au courant… avoua-t-elle.
- Quoi ?!
- Oui, je suis désolé, mais j’ai cru que tout le monde serait au courant et… je n’en pouvais plus.
- Non, mon père a étouffé l’affaire, imagine ! Si cela s’était su ! Quelle honte pour lui ! Mais je compte bien lui faire payer ce qu’il m’a fait ! Heureusement que j’ai pu me débarrasser de Pansy comme ça. Je n’aurai pas supporter de t’insulter plus longtemps comme cela, regarde comme ça me mine !
- Bien… alors sortons.
Et ils sortirent, mains dans la mains. Ils ne croisèrent personne, sauf, devant les anciennes toilettes des filles, deux adolescents qui ne cessaient d’appeler « Hermione ! » qu’ils entendaient pleurer.
- Ne vous fatiguez pas, c’est sûrement Mimi Geignarde qui s’occupe de prendre ma place ! s’exclama Hermione. Moi, je suis là !
Harry et Ron se retournèrent étonnés. Puis, leur visage se rembrunirent lorsqu’ils virent Malefoy.
- Malefoy ne la touche plus jamais. Comment ose-tu te servir d’elle après tout ce que tu lui a fait ! Je vais te tuer ! hurla Ron.
- Tu es vraiment pitoyable Malefoy, s’écria Harry la baguette à la main.
- Oh ! Calmez-vous tout est réglé ! dit Hermione. Je vous raconterait cela un autre jour. Mais dites vous que si je lui fais confiance, c’est que j’ai une raison. Et maintenant, nous avons décider de ne plus nous cacher.
- Mais… protesta Ron. Ce n’est pas une bonne idée ! C’est…
- C’est une très bonne idée au contraire, comme ça, son père s’en rongera les doigts, et nous seront libres ! Enfin… c’est vite dit… Je ne sais pas quels ennuis nous allons nous attirer en faisait cela… Mais c’est notre décision.
Ils descendirent donc, tout les quatre dans la grande salle. Hermione tenant fermement la main de Malefoy. Lorsqu’ils entrèrent, ils furent dévisagés de tous et quand ils comprirent, un murmure de désapprobation s’éleva dans les rangs. Suivit d’un hurlement terrible poussé par Pansy, qui s’était levé et s’avançait à grand pas vers Malefoy. Celui-ci se reçut la gifle mais ne protesta pas. Il se contenta de regarder Hermione et tout deux se comprirent. Ils firent volte-face et s’arrêtant dans le hall, à l’abris des regards indiscrets (hormis la cinquantaine d’élèves qui les avaient suivit) s’embrassèrent. Puis, Malefoy la regarda dans les yeux et murmura :
- Quoiqu’il faille faire, quoiqu’il faille qu’on endure, je t’aime…
- De toutes façons, tu n’as pas le choix ! répliqua-t-elle en l’embrassant de nouveau.
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