04.10.2006
Ne rien changer
Que dire de plus
Quand tout est déjà dit
Que faire de plus
Quand le plus dur est déjà passé
Et que je te vois souffrir
Psalmodier des mots incompréhensibles
Tandis que je te vois partir
Tu te vois monter
Pourquoi essayer de changer
Ce qui doit se passer
Puisque cela doit arriver
Autant laisser faire le destin
Rêver un peu
Malgré tout ce qui se passe
Trouver le courage
Pour ne plus y songer
Ca ne fera pas de mal
Ni à moi ni à toi
Puisque cela doit arriver
Je ne veux pas m'y opposer
Trouver autre chose
Ne plus penser à ton visage meurtri
A ta douce voix
Car tout cela doit arriver...
Marjo'
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03.04.2006
Amour Impossible II
Et voici la suite (tant attendue ?) de nos chers Hermione et Malefoy ! Cette suite est nettement plus longue que la première c'est pour cela que je vais la mettre dans deux notes ^^ Voilà, bonne lecture ! Et, merci à Moïra pour la dernière réplique d'Hermione !
Amour impossible II
Hermione dormait profondément lorsqu’un bruit de verre brisé la réveilla. Elle regarda fugitivement son réveil ; 10h04, elle qui était de nature à se lever tôt !
- Qu’est-ce qu’il s’est passé ? demanda-t-elle de sa chambre.
- Oh… rien de bien grave, un vase que j’ai bousculé, répondit sa mère.
Arrivée en bas, elle vit les débris bleutés répandus un peu partout dans le salon. Par réflexe elle chercha sa baguette dans son pyjama mais ne la trouva pas. Qu’elle était bête, on ne pouvait pas pratiquer la magie en dehors de l’école…
- Bon… je vais chercher le balais.
- Merci ma chérie, je vais faire les courses en attendant, il n’y a plus rien dans le frigo. Je reviens vers midi. Prend ton petit déjeuner avec ce que tu trouve.
Une fois le balais passé, Hermione s’installa devant la télévision et prit son petit déjeuner constitué de… ce qu’il restait. C’est à dire, un demi verre de jus d’orange, la moitié d’une demie tartine de pain et un carré de chocolat. Quelle plaie tout de même de vivre dans le monde des moldus… Enfin ! Elle avait vécu 11 ans sans rien savoir de la magie et à se contenter à la vie normale, elle était capable d’y survivre quelques années, au moins jusqu’à la fin de l’année. Après elle pourrait utiliser ses pouvoirs sans transgresser les règles, ce dont elle avait horreur.
Elle était en train de regarder une émission débile lorsque le téléphone sonna.
- Oui allô ?
- Ginny ?
- Oui c’est moi, comment va-tu ?
Ginny était la seule de la famille Weasley à savoir se servir à peu près correctement d’un téléphone, nombre de ses amis étaient issus de famille moldues c’était donc leur seul moyen de communication.
- Très bien et toi ?
- Je ne peux que bien aller puisque c’est les vacances ! En fait je t’appelle parce que Ron n’en peux plus, il veut te parler !
- Ah, il veut me parler !
- Allez Ron, ne sois pas timide, vient ! … Si ! Ne fais pas l’idiot écoute ! …Viens lui parler !! … Bon… d’accord je lui dit. Tu es vraiment un idiot. Hermione, il te dit qu’il t’aime et qu’il a hâte de te voir !
- Moi aussi je l’aime, dit Hermione d’une voix la plus enjouée possible mais sans réelle conviction.
- Au fait Hermione !
- Oui ?
- Je suis contente que tu n’aie pas continué avec Malefoy…
- Oui, moi aussi, je suis contente… Bon, je dois te laisser, on se retrouve au chemin de traverse le 28 Août ?
- Comme d’habitude ! À bientôt !
Lentement, elle raccrocha. Avoir reparlé de Malefoy avait fait ressurgir tout ce qu’elle ressentait pour lui et qu’elle combattait depuis le début de l’été. Ce n’était pas qu’elle n’aimait plus Ron, bien au contraire, mais…
- Me voici rentré !
- Papa ! Comment tu va ?
- Bah ! Quelques dents arrachées par ci, quelques unes par là, la routine quoi.
Hermione fit une moue dégoûtée. Pour rien au monde elle ne ferait le travail de son père, il n’y avait que lui pour considérer que l’intérieur d’une bouche était formidable…
A midi, sa mère revint, chargée de nourriture. Nourriture qui serait, comme à l’accoutumée épuisée avant la faim de la semaine. Son père était un goinfre. Mais un grand sportif. En somme, il dilapidait les réserves et rien ne le punissait, il restait aussi sain et mince que si rien ne s’était passé.
- Alors, ma chérie, quand eche que tu pars au chemin de traverche ?
- Le 28, ensuite je dors chez les Weasley jusqu’à la rentrée, répondit Hermione, après avoir finit sa bouche, elle.
- Hoho, s’exclama son père. J’espère que tu ne va pas dormir dans la même chambre que Ron ?
- Je… Quoi ? fit Hermione, prise au dépourvu. Mais, comment vous…
- Les parents se parlent entre eux tu sais ça, et il y a longtemps que ce n’est plus un secret dans leur famille ! Enfin, c’est ta vie, tu as le droit de ne rien dire. Seulement ton père et moi voulons savoir si vous envisagez de… ou peut-être l’avez-vous déjà fait ?
- Mais non ! C’est ridicule maman, comment aurait-on pu, on est ensemble depuis que le train est parti de Poudlard, on ne s’est pas vu depuis ! Et de toutes manière…
- C’est l’âge ma chérie, mais si tu ne veux pas en parler…
Hermione monta dans sa chambre. Honnêtement, elle y avait déjà pensé. Mais pas avec Ron… Elle chassa l’idée qui venait de s’incruster dans son esprit et se plongea dans un livre d’histoire de la magie qu’elle avait déjà lu plus d’une centaine de fois.
- Hermione !
- Bonjour Mme Weasley, comment allez-vous ?
- Très bien, c’est Ron qui a hâte de te voir. Il est dans cette boutique, va le rejoindre !
Elle aussi avait envie de le revoir, mais tout se mélangeai dans sa tête, pourvu qu’elle ne croise pas…
Malefoy était sur le chemin de traverse avec son père. Il lui fallait une nouvelle robe, la sienne était devenue trop courte. Comme à son habitude, son père avait pris la plus belle. Malefoy, s’impatientant des mesures qui n’en finissaient pas, regardait par la vitrine lorsqu’il vit passer Hermione en compagnie de Weasley ! Son cœur s’emballa mais il réussit à reprendre le contrôle en pensant à Pansy. Au fabuleux été qu’ils avaient passé ensemble. Ses parents les avaient laissé tranquille, leur laissant même le manoir. Il regrettait de l’avoir traité ainsi pendant qu’il était amoureux d’Hermione. Pansy était la fille que ses parents rêvaient d’avoir comme belle-fille, de noble famille, tout était pour le mieux. En plus de cela elle était gentille.
Néanmoins, lorsque Hermione tourna la tête, leurs regard se croisèrent, et l’espace d’un instant, ils se comprirent.
- Et toi, tu as passé de bonnes vacances ? Hermione ? Hou hou ! Hermione tu es là ?
- Hein, euh oui oui, j’ai été en Bulgarie au mois de Juillet.
- Ah… Que regardais-tu au fait ? Quoi ! En Bulgarie ? Ce n’est pas là qu’habite Viktor ?
- Si, je lui ai d’ailleurs rendu visite !
- Qu… Quoi ?
- Ne t’inquiète pas Ron, il ne s’est rien passé, tu sais que je t’aime…
Lentement, elle lui prit la main et il laissa ses craintes se dissiper. Seulement, Hermione était désorientée. La poignée de seconde pendant laquelle elle avait croisé le regard de Malefoy avait suffit à faire embraser son cœur. Elle aimait Ron, mais avec Malefoy c’était si différent… Il n’y avait rien à expliquer, rien à comprendre, c’était comme ça.
- Dragooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo ! s’écria Pansy en se jetant dans ses bras et en l’embrassant. Je suis heureuse de te voir, tu m’as tellement manqué !
- Pansy… On s’est quitté il y a deux jours, répondit Malefoy souriant.
- Et alors ? Ce fut deux jours de souffrance pour moi.
Il la contempla longuement. Elle était merveilleuse, rayonnante, intelligente… Mais elle n’avait pas ce qu’avait Hermione. Ce petit quelque chose qui faisait chavirer son cœur à chaque fois qu’il la voyait. Non, Hermione était unique et il n’arrivait pas à s’en détacher. Tout en serrant Pansy dans ses bras, il la vit s’éloigner main dans la main avec Ron, il en éprouva une pointe de jalousie…
- Harry ! Comment vas-tu ? Ca fait longtemps que je ne t’ai pas vu ! fit Hermione en l’embrassant sur les deux joues.
- Je pense m’estimer heureux puisque je viens de passer mes dernières vacances chez les Dursley, répondit celui-ci. Ils me l’ont bien fait comprendre en m’infligeant les pires tortures, ça doit être leur façon de me dire adieu gentiment.
- Oh, mon pauvre Harry !
Ils éclatèrent de rire. Tous savaient à quel point il détestait les odieuses personnes qui lui avait servit de famille et à quel point il était heureux de les quitter.
- Haaaaarry !
Ils ne virent qu’une forme passer en trombe devant eux puis Harry se retrouva dans les bras de Ginny.
- Ca fait longtemps je sais, mais refoule tes pulsions Ginny !
- Oh, ça va, tu ne vas pas me commander toi hein… Je te jure, dit-elle à Harry, il n’a fait que parler d’Hermione pendant toute les vacances, Hermione par-ci, Hermione par-là, j’aimerai tant la serrer dans mes bras, gna gna gna et gna gna gna !
Harry et Hermione sourirent, Ron en revanche vira à l’écarlate.
La dernière semaine des vacances se passa pour tous dans la maison étriquée des Weasley, où ils retrouvèrent les jumeaux, Bill en compagnie de Fleur, et Charlie. Percy étant absent pour des raisons purement privées.
- Son travail ! s’écria Mme Weasley amère. Toujours son travail !
Hermione se délectait de son séjour au Terrier, les retrouver tous – même Fleur – quel bonheur ! Pourtant, de jour en jour la rentrée approchait. Ce n’était pas cela qu’elle appréhendait, mais le fait de revoir Malefoy. L’avoir revu ne serait-ce qu’une seconde l’ avait complètement déboussolée, alors une année entière… Elle n’avait finalement pas réussi à l’oublier.
- Hermione, ça va ?
- Oui, pourquoi ?
- Je ne sais pas, tu es assise sur un banc bien en retrait d’une maison chaleureuse.
- Et toi alors pourquoi tu n’es pas dans cette maison chaleureuse ?
- Les Weasley reçoivent leur sermon habituel avant de se rendre à Poudlard. Personnellement, je m’estime heureux dans des cas comme cela de ne pas être à leur place. Sûrement que Mrs Weasley nous en fera un, mais moins rude !
- Sûrement…
Harry et Hermione discutèrent un long moment sur le banc. Cela faisait longtemps qu’ils ne s’étaient pas parlé ainsi. Les relations amoureuse de chacun empêchant les conversations sérieuse.
- Allez les enfants, venez dans la maison, nous partons ! leur cria Mrs Weasley.
- Oh, non. Encore la poudre de cheminette ! La première fois que j’en ai fait usage, je ne suis pas tombé dans un très bon endroit, s’exclama Harry déconfit.
- Ne t’en fait pas, ça ira bien cette fois ci, lui répondit Hermione.
- Ou étiez-vous vous deux ?
- Oh, on discutait !
- J’espère que vous ne vous draguiez pas, fit Ginny amusée.
Ron ne dit rien, mais appuya la réflexion de Ginny en enlaçant tendrement Hermione.
- Je dois te laisser mon Drago chéri, je vais rejoindre les filles !
- Oui, moi aussi je t’aime, répondit Malefoy.
Hermione sortit de la cheminé et découvrit devant elle une Pansy affamée qui embrassait goulûment Malefoy. Son Male… Pourquoi pensait-elle cela. Ce n’était pas SON Malefoy, elle devait se ressaisir ! Ron arriva lorsqu’il relâchèrent leur étreinte et Hermione se jeta dans ses bras.
Il regarda Pansy s’éloigner vers ses amies, et songea avec amertume qu’il devrait rejoindre les siens… Enfin, ce qu’il faisait passer pour. Il se retourna et tomba nez à nez avec Hermione embrassant Ron. Non, mais ! Il allait le t… Il se reprit vite et monta dans le train. Qu’est-ce qui lui prenait ? D’accord, il avait une hargne constante envers Ron, mais ce n’était pas une raison. Il devenait fou, c’était ça… fou d’amour pour quelqu’un qu’il aurait dû oublier depuis le début de l’été ! Cachant sa rage derrière un masque d’indifférence, il entra dans la cabine où se trouvaient ses deux acolytes de toujours, déjà occupés à s’empiffrer !
- Malefoy ! T’as paché de bonnes ‘acanches ?
- Oui…
- Nous, chuper, nos pères veulent qu’on deviennent des ‘anchemort, on a chuivi un entrai’ment ekchluhif !
- Super, super…
- Et toi, ça en est où avec le tien ? demanda Goyle qui avait enfin finit son beignet.
- Ca suit son cour, répondit Malefoy. Oui, ça suit son cour…
Hermione était couchée dans un lit bien douillet lorsqu’elle se remémora sa soirée. Le banquet de début d’année avait été super. Elle en avait profité, puisque c’était la dernière fois où elle avait la chance de voir le choixpeau chanter et expédier les enfants dans différentes maison. Elle se promit de garder en mémoire toutes les choses, des plus sombres au plus joyeuses, qu’elle vivrait en cette dernière année à Poudlard. Et, juste avant de s’endormir, elle pensa combien elle avait été heureuse dans cette école, même son pire ennemi était devenu gentil à son égard. Malefoy… Elle se demandait si elle n’avait pas fait une erreur de rompant avec lui et en sortant finalement avec Ron. Peut-être qu’elle aurait dû continuer avec lui… Que tout se serait arrangé avec Harry et Ron. Non… C’était idiot de penser à cela ! Elle aimait Ron plus que tout au monde, et Malefoy était avec Pansy de toutes façons !
- Allez, Hermione, réveille-toi, tu vas finir par être en retard à ton tout premier cours de défense contre les forces du mal, ce serait dommage de manquer ton cher professeur, anciennement professeur de potion ! En plus… Ron t’attend en bas de l’escalier, il s’impatiente.
- Bonjour Ginny ! Oh, mon dieu, je n’ai même pas vu l’heure, merci de m’avoir réveillée !
Elle s’habilla rapidement, prise d’une énergie nouvelle de en ce jour frais, malgré le peu de temps qu’elle avait pensé dormir.
- Salut Ron, fit Hermione.
Celui-ci n’eût même pas le temps de se retourner qu’elle l’embrassait déjà affectueusement.
- Eh bien… On est déjà à la bourre et toi tu trouve quand même le temps de m’embrasser, tu n’es pas stressée dis donc !
- Non, je ne sais pas, je me sens… reposée et fraîche !
- Oui, mais faut quand même qu’on parte là.
- Tu as raison. Il ne faut pas louper les cours, s’exclama Hermione dont le sérieux avait refait surface.
- Bonjour chers Serpentards et…, Rogue regarda les autres élèves d’un air dédaigneux,… et les Gryffondors…
- Bonjour professeur Rogue, répondirent tous en cœur les Serpentards.
- Bonjour professeur Rogue, reprirent les Gryffondors, mais l’entrain n’y était pas, avoir Rogue en professeur de défense contre les forces du mal était la pire chose qui pouvait leur arriver.
- Bien, nous allons commencer par un sort simple, à la première page de votre livre. Quelqu’un peut-il me dire quel effet cela procure sur quelconque être vivant ?
Comme à l’accoutumée, la main d’Hermione fusa. Rogue fit semblant de ne pas la voir, mais, au bout d’une minute pendant laquelle aucun de ses élèves ne leva la main pour répondre, il se résigna à l’interroger.
- Ce n’est pas un sortilège interdit, il permet de stupéfixer momentanément son adversaire lors des duels, puisque nous savons que le sortilège de stupefix est interdit dans ces moments là. L’adversaire recouvre son immobilité 5 secondes plus tard, ce qui aura permit à l’attaquant de trouver une stratégie. Il est néanmoins dangereux et peu utilisé car il peu, si on ne tourne pas bien la baguette et ne prononce pas très nettement la formule, se transformer en un sortilège mortel. Tous les organes seraient dans l’incapacité de fonctionner, et la cible en mourrait instantanément. Il n’a pas été admit dans la liste des sortilège impardonnable car il n’est pas difficile à utiliser, et très peu ont réussit à tuer leur cible…
- Bien… admit Rogue à regret. Vous commencez en beauté cette année Miss Granger. C’est parfait. J’aurais, bien entendu, donnez des points pour cette réponse exacte, si Mr. Potter avait daigné lever la tête de son pupitre pour écouter !
- Ce n’est pas grave Harry… Tu connais Rogue !
- Ouais, je sais… Mais c’est complètement idiot, on aurait pu gagner pas mal de points avec ça.
- On en aurait pas eu de toutes manières ! Tu n’étais qu’un prétexte pour un malus, si ce n’avait pas été toi, ça aurait été quelqu’un d’autre ! répliqua Hermione sur les nerfs.
Elle n’avait pas cessé de regarder Malefoy. Pas cessé non plus de passer l’heure à détourner le plus possible la tête de peur que cela se remarque…
Quant à Malefoy, il se hâtait en direction de son prochain cours avec sa classe, tout en pensant à Hermione. Il ne pouvait s’imaginer qu’elle n’avait pas remarqué ses regards incessants envers elle. Mais elle n’avait pas daigné tourner la tête… Il fallait qu’il lui parle !
- Malefoy ! dit une voix dans son dos.
- Oui ? Ah… C’est toi Zabini, fit-il crispé.
- Tu sais que je sais…
- Que tu sais quoi ? répondit Malefoy de plus en plus énervé.
- Que ton père est un mangemort !
- Ah…
- Et que toi aussi tu en es un ! s’écria Blaise, une lueur de défi dans le regard.
- C’est bien, et qu’est-ce que tu compte faire maintenant ? Me dénoncer ?
- Pas maintenant en tous les cas, mais si jamais il survenait quelque chose de louche de ton côté, je ne m’en priverais pas, tu sais que j’ai toutes les preuves nécessaires !
- Fait donc, fait donc, dit Malefoy moqueur.
Puis il se détourna en direction de sa salle de cours en bousculant quelqu’un à qui il ne prêta pas plus attention que cela. Sous son masque d’indifférence il avait en faite une peur bleue de que Zabini révèle quoi que ce soit. Les Serpentards étaient presque tous au courant, mais ce n’était pas quelque chose de concret. Seulement, si Zabini décidait de le dénoncer, il savait qu’il n’aurait aucune chance, cette information remonterait bien plus haut et il serait perdu, personne ne devait savoir, lui même redoutait ce qu’il devenait. Crabbe et Goyle eux, semblaient pourtant plutôt fiers, mais pas lui…
- Non, non, ne pars pas, reste dans mes bras, là, au coin du feu on est bien, non ?
- Oui.
- Hermione ?
- Oui ?
- Tu m’aimes ?
Hermione se retourna et le regarda droit dans les yeux.
- Bien sûr que je t’aime, comment peux-tu me demander une chose pareille ?
- Je ne sais pas… Je… Tu penses encore à celui que tu voyais l’an dernier ?
Elle sentit sa gorge se nouer au simple souvenir de l’an dernier, et de celui qu’elle voyait. D’ailleurs, elle voyait très bien où Ron voulait en venir, il voulait en savoir plus…
- Non, je t’aime, je n’aime personne d’autre, répondit-elle en l’embrassant.
Comme elle l’avait deviné, son baiser avait apaisé les craintes de Ron et sa curiosité. Peut-être qu’un jour il reposerai la question, mais à ce moment là, elle pourrait y répondre honnêtement, du moins… elle l’espérais.
Ils étaient en train de se dire des mots doux lorsque le professeur McGonagall entra en trombe.
- Granger, venez avec moi s’il vous plaît.
- Mais… protesta Ron.
- Désolé Weasley, devoir de préfet en chef.
Hermione lui jeta un regard peiné avant de s’engouffrer à la suite du professeur de métamorphose par le portrait.
- Qu’est-ce qu’il se passe, professeur ?
- Un élève a été tué.
- Quoi ? Un élève ? À cette heure ci ? Dans les couloirs ?! Que faisait-il ?
- Je ne sais pas, mais cela lui a été fatal…
- De quel maison était-il ?
- Serpentard… Zabini Blaise…
- Oh mon dieu ! s’exclama Hermione. Mais qui pourrait lui en vouloir ?
- Beaucoup de monde, mais nous avons le coupable.
- Ah bon ? Qui est-ce ?
Mais sa question resta en suspend, elle venait d’entrer dans le bureau de Dumbledore, et aperçu quatre personnes. Un Rogue livide, évidemment. Le second préfet en chef de Serdaigle, Dumbledore et… Malefoy !
- Voici le coupable, dit McGonagall d’une voix tranchante.
Hermione resta quelques instant à contempler Malefoy. Lui ? Tuer quelqu’un ? Ce n’était pas possible… A moins qu’il ai commencé sa formation de… Mon dieu, évidemment ! Un instant l’idée qu’elle fût restée avec un futur mangemort l’effleura, et elle la repoussa. Elle comprit maintenant qu’ils avaient fait le bon choix en arrêtant.
- Ecoutons ce qu’a à nous dire ce jeune homme, dit Dumbledore d’une voix posée en désignant le préfet en chef.
- C’est lui qui l’a tué, j’en suis sûr. Cette après-midi je surveillait les cachots de Serpentards quand j’ai entendus des voix s’élever au bout du couloir. Quand je suis arrivé, Malefoy s’est retourné et m’a bousculé en partant, j’ai remarqué sur son visage une profonde colère. Quant à la personne avec qui il « discutait », ce n’était autre que Zabini Blaise. J’ai d’ailleurs vu Malefoy traîner dans un couloir vers la fin de l’après-midi au deuxième étage, couloir où nous avons trouvé le corps…
- Ce n’est pas moi ! Hurla Malefoy. Je ne l’ai jamais tué, je n’ai jamais rien fait de tel, comment pouvez-vous croire une chose pareille, si mon père apprend cela…
- Goldstein, pouvez-vous nous dire ce que vous avez entendu ? demanda Dumbledore.
- Je n’ai pas entendu grand chose, si ce n’est que Zabini parlait de le dénoncer, qu’il aurait toutes les preuves et d’autres choses comme cela, répondit celui-ci.
- Malefoy… Je vous prierais de bien vouloir me remettre votre baguette magique pour que je trouve le dernier sortilège jeté, dit McGonnagall.
- Mais je ne l’ai pas, professeur ! Comment aurais-je pu tuer quelqu’un alors que je n’ai même pas ma baguette ?! Lorsqu’il m’a vu, je la cherchais !
- Voyez ! L’excuse typique, tu n’avais pas l’air de quelqu’un qui cherche quelque chose, répliqua Goldstein. Il a probablement caché sa baguette après avoir tué Zabini ! ajouta-t-il à l’adresse de Dumbledore.
- Goldstein, dit soudain Rogue qui prenait pour la première fois la parole, nous ne pouvons rien prouver tant que nous n’aurons pas sa baguette, n’est-ce pas Dumbledore ?
- Oui, Severus à raison, répondit ce dernier. Tant que nous n’aurons pas retrouvé la baguette du jeune Malefoy nous ne pourrons rien prouver. Je te remercie de nous avoir communiqué ce que tu savais, tu peux retourner dans ton dortoir. N’aie crainte, nous ferons tout pour retrouver sa baguette, puis nous verrons si le dernier sort jeté correspond à ce qui l’a tué. J’imagine que personne ici ne voit ce que cela pourrait-être ? demanda-t-il calmement.
Hermione comprit enfin pourquoi on l’avait emmené ici, elle était la seule à savoir ce qui aurait pu lui être fatal. Rogue y comprit, mais Dumbledore devait bien savoir qu’il ne dirait rien qui puisse mettre un de ces élèves préférés dans l’embarras. Elle hésita longuement, fixant le corps de Zabini inerte, quand on y réfléchissais, le sortilège mal prononcé et ce sort faisait le même effet qu’un « Avada Kedavra », la même expression de surprise sur le visage… Elle leva la tête pour voir les autres, tous la jaugeaient du regard. Rogue et Malefoy étaient implorant, McGonagall et Dumbledore ne manifestaient aucune expression. Son regard se reporta sur Malefoy. Non, elle ne pouvait pas…
- Non, je suis désolé professeur, je ne vois pas ce qui aurait pu produire la mort de Zabini, le plus vraisemblable serait un sortilège impardonnable, et n’importe qui aurait pu le lancer.
- Merci, miss Granger, je pense que vous pouvez retourner vous coucher maintenant.
En chemin, elle ne put s’empêcher de penser au regard de Malefoy. Elle avait beau l’avoir sauvé pour un temps, mais Mrs Pomfresh trouverai bien de quelle façon il était mort, lorsqu’elle reviendrait à Poudlard le lendemain soir, enfin… A supposer que personne n’ai trouvé avant. Elle pensait sincèrement que Dumbledore se doutait de quelque chose, il n’était pas dupe, il devait connaître ce sortilège, il devait savoir qu’il était enseigné en 7ème année, mais alors pourquoi avait-il demandé ? Pour être sur ? Non, il pourrait très bien avoir un entretien avec Rogue, qui lui dirait alors tout. Il le pensait sûrement innocent… C’était probablement cela. Et puis, c’était bien connu, Dumbledore ne faisait jamais confiance aux apparence, peut-être qu’il avait raison.
Lorsqu’elle arriva, la salle commune était vide. Elle ne pouvait pas en vouloir à Ron de n’être pas resté à l’attendre, surtout maintenant qu’elle doutait de ses sentiments pour lui. Elle savait Malefoy innocent, elle ferait tout pour l’aider !
- Alors, Ron m’a raconté, pourquoi as-tu dû quitter le dortoir à une heure si tardive, la questionna Harry au petit déjeuner.
- C’est étonnant que tu ne le sache pas déjà, mais un Serpentard est mort… répondit Hermione. D’ailleurs, en parlant de Ron ? Il n’est toujours pas levé ?
- Non, il a préféré dormir un peu, on est dimanche, il t’a attendu jusque tard hier… Mais… Quoi ?! Un Serpentard est mort !? Quand, où, comment ?!
- Tu n’es pas réveillé, toi, pour ne pas avoir réagis tout de suite…
- Hermione, qui a été tué ?
- Blaise, Zabini Blaise…
- Oh ! Et le coupable, on le connaît ?
Hermione le fixa longuement, se demandant si elle devait le lui dire. Elle tourna la tête vers la table des Serdaigles et remarqua que tous les élèves avaient les yeux rivés sur une place vide que désignait Antony Goldstein ; celle de Malefoy.
- Le coupable… c’est Malefoy, répondit-elle dans un murmure.
- Malefoy ! Je le savais ! C’est un mangemort maintenant, Zabini devait probablement le faire chanter, ils n’avaient pas de très bon rapports il me semble…
Ca se pourrait, fit Hermione évasive.
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Amour Impossible II (suite)
Malefoy prenait son petit déjeuner dans le bureau de Rogue, qui s’était absenté pour aller chercher Hermione. Drago savait pourquoi : son professeur voulait savoir pourquoi elle n’avait pas répondu en dépit du fait qu’elle connaissait parfaitement la réponse pour l’avoir donné en cours le matin même. La seule suggestion que Rogue avait formulé était qu’Hermione avait jeté ce sort à Zabini, pour punir Malefoy, mais cela ne tenait pas debout, il aurait fallu qu’elle entende la dispute et elle n’était pas censé être là. « Miss Granger n’a jamais été là où elle devrait être, toujours à fouiner » lui avait répondu Rogue. Si seulement Rogue savait qu’il se trompait complètement. Comment Hermione et lui allaient se sortir de cette impasse.
- Asseyez-vous Miss Granger, fit Rogue d’une voix doucereuse. Alors… Pouvez-vous me dire pourquoi vous avez défendu un Serpentard, accessoirement, votre « ennemi » ?
Hermione resta longtemps les yeux baissés, avant de les relever :
- Parce que je ne le crois pas coupable.
- Tiens, tiens… J’aurais plutôt pensé au contraire que vous auriez encore essayé de nous épater en prenant vos airs de Miss Je-Sais-Tout. Vous devez sûrement avoir une autre explication à ce que vous avez fait ? Peut-être connaissez-vous le coupable ?
- Mais… non.
- Moi je pense savoir… Il pourrait s’agit de vous, ou encore de Potter, ou bien de Weasley !
- C’est ridicule, s’écria Hermione, si nous avions voulu que Malefoy soit dans le pétrin nous n’aurions pas tué Zabini, il aurait dévoilé son secret tout seul.
- Oui, mais en le tuant, vous impliquez obligatoirement Malefoy qui se trouvait en conflit avec lui, répliqua Rogue.
- Non, elle a raison, dit Malefoy. Quelqu’un qui m’aurait voulu du mal ne l’aurait pas tué. Néanmoins, celui qui l’a tué m’en voulait également, il ne s’agit pas d’une coïncidence. Mais je peux vous assurer que ce n’était pas Potter ni Weasley, et encore moins Hermione.
Hermione le regarda droit dans les yeux. En prononçant son prénom, et en faisant ce qu’il faisait, il prouvait qu’il l’aimait encore. Elle le savait. Rogue les regarda longuement, puis une expression de surprise se peignit sur son visage.
- Non…
- Professeur Rogue, dit vainement Drago.
- Je ne veux rien savoir, répondit-il. Elle est de ton côté, elle fera tout pour te défendre, j’en suis certain.
- Oui…
- Vous pouvez sortir, dit-il en lançant un regard noir à Hermione.
Une fois sortis dans le couloir, ils marchèrent quelques instants dans le couloir sombre, puis Malefoy s’arrêta…
- Merci… Je… entama Malefoy.
- Ne me remercie pas, j’ai fait ce qu’il me semblait juste. Je ne te pense pas l’ombre d’un instant mangemort, du moins dans ton cœur. Et même si tout le monde est contre toi, moi je te crois.
- Et… Mais Rogue ?
- Il semble m’en vouloir pour… tout ça, mais je te sauve pourtant la peau. C’est sur moi que l’histoire repose, imagine-toi bien que Dumbledore sait de quoi est mort Zabini, il ne m’a posé la question pour savoir si je te pensais coupable, il a compris ma réponse. Seulement, là où les choses vont se compliquer, c’est quand Mrs Pomfresh trouvera le sortilège qui l’a atteint, Dumbledore ne pourra rien faire. Quant à ta baguette, prions pour qu’elle ne soit pas retrouvée, l’auteur du crime te l’a probablement dérobée, elle te condamnerais…
- Hermione… Je t’aime.
- Je n’ai pas cessé de penser à toi pendant toutes les vacances, c’est invivable.
- Pourtant, tu as l’air plutôt bien avec Weasley, fit Malefoy.
Malgré l’obscurité du couloir, elle pu distinguer une lueur de jalousie dans son regard.
- C’est difficile, je l’aime beaucoup… Mais ce n’est pas toi.
- Mais je suppose que je devrais attendre alors ?
- Oui, et puis, toi tu as Pansy, je suppose que tes parents étaient fiers ?
- Je l’aime aussi beaucoup, mais je n’ai pas envie de me marier avec quelqu’un pour le simple bonheur de mes parents.
- Je comprends…
- Bon, je vais retourner vers mon dortoir. Hermione ?
- Oui ?
- Tu m’aideras ?
- Je te le promet.
Elle lui adressa un regard bienveillant avant de retourner vers sa salle commune, où elle trouva Ron.
- Où étais-tu ? Harry m’a dit qu’il ne t’avait pas revue depuis que tu étais partie de la grande salle, je m’inquiétais.
- Je… J’étais partie me promener. Ron… Il faut que je t’avoue une chose… Je…
Mais Hermione ne put finir sa phrase car Harry arriva en courant.
- Ron, que fais-tu, l’entraînement de Quiddich ! Tu l’as oublié ?
- Zut, je suis désolé, j’arrive ! Hermione, qu’est-ce que tu voulais me dire…
Seulement, Hermione n’était plus là, ayant profité de l’inattention de Ron, elle s’était éclipsée dans son dortoir. Comment faire, d’un côté elle devait absolument révéler à Ron que ça ne pouvait plus continuer entre eux. Elle ne supporterais pas de rester sans Malefoy, mais non plus de tromper Ron. Et elle devait absolument prouver que Malefoy n’était pas coupable, et ça, elle ne pouvait le trouver dans les livres.
Le lendemain matin on vînt la chercher pendant le cours de Mr Binns. C’était un élève de 3ème année, il ne pipa mot de tout le trajet et la laissa devant le bureau de Dumbledore. Timidement elle frappa, n’ayant pas le mot de passe. A sa surprise, la porte s’ouvrit.
- Asseyez-vous Miss Granger, lui dit Dumbledore, le regard pétillant.
Dans le bureau, il y avait Rogue, Malefoy, Antony Goldstein, Mrs Pomfresh et elle.
- Oui, le professeur McGonagall n’est pas là, elle est en cours, je ne voulais pas la déranger, répondit-il à la question muette de Hermione. Mrs Pomfresh a trouvé de quel sort il s’agissait.
- Il s’agit du sort de pseudo-stupefix, utilisé bien entendu à mauvais escient, ce pauvre garçon s’est vu dans l’incapacité d’utiliser ses organes vitaux, ceux-ci étant pétrifiés, il en est donc mort… Ce sort est appris en défense contre les forces du mal en 7ème année.
- Donc, s’écria Goldstein, le professeur Rogue n’a pas avoué, alors qu’il savait parfaitement quel sortilège était utilisé, c’est un menteur ! Et Hermione aussi, je suis persuadée qu’elle le savait ! Même les Gryffondors commencent à s’allier aux Serpentards, aux meurtriers !
- Veuillez-vous taire, dit Dumbledore d’une voix calme mais ferme. Tout laisse à croire que Malefoy est coupable, mais tant que nous n’aurons pas sa baguette, rien ne pourra être prouvé.
- Mais vous le savez coupable n’est-ce pas ! s’écria Anthony.
- Ce n’est pas à moi de le décider… Bon, maintenant que vous savez ceci vous pouvez retourner à vos occupations.
- Attendez, dit alors Hermione, je peux vous parler professeur ?
- Oui, bien sûr, dit Dumbledore.
Une fois que tout le monde fut parti, Hermione se lança :
- Je ne pense pas Malefoy coupable.
- Je ne le pense pas non plus, répondit le directeur. Il est bien trop intelligent pour faire une chose pareille.
- Mais alors faite quelque chose ! Défendez-le !
- Je ne peux malheureusement rien faire. Tout le présume comme coupable, je n’ai pas les preuves nécessaires…
- Mais l’on voit bien que c’est un coup monté ! C’est complètement et purement irrationnel ! Et puis…
- Calmez-vous Miss Granger. Malefoy a la chance d’avoir un père au ministère, c’est pour cela d’ailleurs qu’il est toujours ici, beaucoup trop de monde le craint. Et il ne faudrait pas montrer vos sentiments envers Malefoy en public sinon, vous ne pourrez plus rien faire pour lui…
- Mes sentiments ? Mais… Que…
- L’année dernière, la salle sur demande était assez souvent occupée, j’ai fini par découvrir par qui, lui répondit-il avec un clin d’œil. Restez sur vos gardes, Antony Goldstein ne manquera pas de rapporter ce qui s’est passé aux Serdaigles…
- Merci professeur.
« Elle ne pourra jamais me sortir de ce pétrin. Elle va se retrouver impliquée dans un meurtre idiot… Il n’y a aucune porte de sortie, même mon père doute de mon innocence, mais pour lui, c’est plutôt quelque chose de bon, j’ai « tué » quelqu’un capable de lui nuire, tant pis si je dois en payer le prix, du moment qu’il est sauvé, lui… »
Seulement qui aurait pu en vouloir et à Zabini et à lui, en 7ème année et ayant appris ce sort… Déjà, ce ne pouvait être aucun des élèves de Poufsouffle, Malefoy s’était renseigné auprès de Rogue, seul les Gryffondors, les Serpentards et les Serdaigles avaient eu ce cours avant le meurtre. Ce pouvait être n’importe qui… Une personne connaissant sa situation et sachant qu’il était en discorde avec Zabini, ou quelqu’un ayant entendu la conversation et ayant élaboré son plan après… Mais la seule personne qui ai pu entendre leur conversation était Anthony Goldstein, de… Serdaigle ! Une lueur d’espoir l’envahit, et fut absorbée aussitôt. Si tant est que se soit lui, il n’avait aucune preuve, et soyons lucide, c’était un préfet en chef… Il fallait qu’il parle à Hermione. Au plus vite !
- Ron, il faut que je te dise quelque chose, je n’ai pas beaucoup de temps, je dois aller à mon cours de Runes Anciennes. Je t’aime, vraiment, mais ça ne marche pas comme je le voudrais entre nous, je préfère te garder en tant que meilleur ami, tu comprend ?
- A mon avis, il comprendra si tu lui dit si gentiment, lui répondit une voix derrière elle.
Hermione, prise de court, fit volte face pour se retrouver face à Malefoy, souriant. Mais il y avait quelque chose dans son regard qui lui faisait peur. Quelque chose d’arrogant, de fou, quelque chose qu’elle n’aimait pas.
- Tu…
- Je ne pensais pas que tu serais ici, j’étais venu pour réfléchir, tant mieux si tu es là. Il m’est venu une idée, j’ai pensé à un coupable… Mais c’est… Fou.
- Dis toujours, lui répondit-elle.
- Je… J’ai pensé à Goldstein.
- Ah…
- Oui, c’est complètement idiot, je n’ai aucune chance, mais en y réfléchissant bien, il a entendu notre querelle, et il ne m’aime pas… Et en plus il fait parti de ceux qui ont eu cours avec Rogue…
- Peut-être bien, tu n’as pas tout à fait tort, mais je ne pense pas qu’il faille en faire part à qui que ce soit pour l’instant, sauf peut-être à Dumbledore, mais je vais essayer de lui soutirer des informations, il est préfet en chef, après la réunion de ce soir je le prendrais à part. Je suppose d’ailleurs que tu ne viendras pas ce soir ?
- Non… J’ai interdiction de… beaucoup de choses…
- Bon, je vais voir, je te promet que je vais trouver une solution ! dit-elle résolue.
- Hermione ! fit Malefoy lorsqu’elle s’apprêtait à sortir de la salle sur demande. Est-ce que tu compte lui dire bientôt, à Ron, ce que j’ai entendu tout à l’heure ?
- J’ai cours de Runes demain…
Pendant la réunion, Hermione n’arrêta pas de lancer des regards à Goldstein. Elle savait bien qu’il n’aimait pas Malefoy, comme la plupart des élèves des autres maisons, excepté Serpentard, mais de là à tuer quelqu’un pour le mettre en mauvaise position… L’idée était peut-être absurde mais en y regardant bien, Goldstein semblait pressé que l’affaire se termine, et était bizarrement plus agité depuis cette histoire.
- Anthony, dit elle lorsqu’il ne furent plus que tous les deux dans la salle.
- Oui ? répondit-il glacial.
- Pour ce que tu as dit, la dernière fois dans le bureau de Dumbledore. Que je m’alliait avec un Serpentard, tu le pensais vraiment ?
- Oui… Je ne te comprend pas, tu devrais pourtant être la première à accuser Malefoy, après tout ce qu’il t’a fait, mais peut-être que vos relations se sont améliorées ?
Ce n’était pas une question, mais une affirmation. Affirmation qu’elle devait à tout prix démentir pour que son plan fonctionne.
- Non… Je n’ai vraiment pas pensé à ce sortilège, j’étais trop bornée sur un sortilège impardonnable. C’est après que j’y ai pensé. Mais Malefoy, s’il avait voulu tué quelqu’un aurait utilisé Avada. En employant un sortilège qu’on avait vu cet après-midi même, ça le dévoilait. Et je le crois bien trop malin pour cela. Honnêtement, je ne sais que penser, bien sûr, j’aimerai le voir coupable, mais il y a des choses que je ne comprend pas, qui ne sont pas claires…
- Mais c’est forcément lui ! Il semblait vraiment énervé quand je l’ai croisé, et Zabini m’a dit qu’ils venaient de…
Il s’interrompit soudain. Hermione plissa les yeux.
- Tu as parlé à Zabini ?
Voyant la panique se peindre sur le visage de Goldstein, elle changea de tactique.
- T’a-t-il dit quelque chose de plus à propos de l’altercation qu’ils venaient d’avoir ? Dis le, c’est important, peut-être que tu sais quelque chose qui prouverait que c’est bien lui le coupable !
- Non, dit celui-ci livide à présent.
- Mais que t’a-t-il dit ?
- Que… Qu’ils venaient juste de se disputer, c’est tout, je l’ai laissé après, ma surveillance se terminait je devais aller en cours. Je dois te laisser.
Et il partit en trombe, laissant Hermione perplexe. Ainsi ils s’étaient parlés, mais pas à propos de l’altercation, sinon, Goldstein en aurait tout de suite parlé. Peut-être pour autre chose… Il fallait qu’elle sache, mais comment ?! Qui était à Serdaigle et avec qui elle avait de bon rapport ? Padma ! Tant pis si il était tard, elle devait parler à sa sœur, Parvati, pour qu’elle lui dise de venir.
Une demi-heure plus tard, elle trouva Parvati, lui demanda et celle-ci accepta sans poser de questions.
- Padma, est-ce que… je sais que tu es sortie un certain temps avec Goldstein, connaîtrais-tu des gens dont il te parlait souvent, avec qui il aurait eu des disputes.
- Non… Je ne pense pas… Enfin je l’ai vu une fois se disputer avec… l’élève qui est mort. Quand je lui ai demandé pourquoi, il m’a vaguement expliqué que Zabini tournait trop autour de moi et qu’il était jaloux. D’ailleurs, avant qu’il ne soit… tué, il me faisait des avances, je pense que ça n’a pas plu à Anthony… Mais, Hermione dit moi, est-ce que tu crois que…
- Je ne crois rien du tout, ne t’en fait pas, je te remercie de ce que tu m’as dit, peut-être que finalement… Merci, merci beaucoup.
Elle la regarda retourner dans son dortoir et rentra dans le sien, puis se coucha. Elle n’avait pas vu Ron depuis le dernier cours, en même temps, elle ne s’était pas montré chaleureuse envers lui. Et elle le remerciait intérieurement de son absence, ça lui laissait du temps pour réfléchir à l’histoire de Malefoy. Et elle venait de trouver le chaînon manquant. Si la personne qui avait tué Zabini l’avait fait pour son propre intérêt en sachant vaguement que ça impliquerait quelqu’un qu’il n’aimait pas… Ca correspondait tout à fait à Goldstein et à la révélation que venait de lui faire Padma… Il faudrait qu’elle en fasse part le plus vite part à Dumbledore, c’était la vie de Malefoy qui était en jeu. Pourvu qu’ils ne trouvent pas la baguette avant !
Hermione… Dieu qu’elle lui manquait, mais il n’osait pas lui avouer. Elle semblait triste de devoir quitter Ron, bien qu’elle lui faisait croire le contraire. Il ne voulait pas être la cause de cela. Il lui posait déjà peut-être trop d’ennuis… Il espérait qu’elle avait trouvé un indice qui pourrait le sortir de là… C’était devenu invivable, il n’assistait plus aux cours, d’une part parce qu’il était considéré comme un meurtrier et de toutes manières, il n’avait plus de baguette magique. Il était presque tout le temps en surveillance. Heureusement qu’il se savait innocent et qu’il était considéré comme tel par plusieurs autres. Mais c’était une forte minorité. Beaucoup de Serpentards le pensaient capable de cela, puisqu’il s’en était tellement vanté…
- Ron ! Ron, attend deux seconde, appela Hermione, je dois te parler. Je suis désolé pour hier, j’ai été un peu froide mais… il faut que je te dise quelque chose…
- Quoi ?
- Je… Je t’aime, franchement, mais… En ce moment je suis un peu perturbée, et… je préfère qu’on… qu’on s’arrête là, qu’on… reste amis… Tu comprend ?
- Bien s.. sûr, répondit Ron, si c’est ce que tu préfère alors je respecte ta décision. Seulement… promet-moi que ça ne concerne pas… quelqu’un d’autre ?
- Je suis désolé, Ron, je dois me rendre à mon cours de Runes Anciennes, désolé…
Comment avait-elle pu être aussi nulle ! Elle n’était pas crédible du tout ! Et elle s’en voulait de ne pas être franche. Elle lui parlerait ce soir, il devait savoir.
Pendant tout le cours de Runes elle pensa à ce qu’elle allait dire à Dumbledore , par rapport à ce qu’elle avait entendu, l’heure d’après.
Toc, toc, toc.
Elle attendit quelques instants. Une fois de plus, elle n’avait pas le mot de passe et se contentait de frapper bêtement… Mais une fois de plus, la porte s’ouvrit.
- Excuse-moi je t’ai fait attendre un peu, lui dit Dumbledore assis à son bureau.
- Ce… ce n’est pas grave, répondit-elle sans remarquer qu’il la tutoyait maintenant, je… je ne pensais pas que la porte s’ouvrait aussi quand on frappait…
- Comme partout, mais juste parce que je suis dans le bureau. Bon, si tu es ici, je suppose que c’est pour une raison bien particulière ?
- Oui… Je… J’ai trouvé, je pense, qui es le vrai coupable…
- Qui donc ?
- Goldstein…
Elle raconta tout ce qu’elle savait sans qu’il l’interrompe, sans lui dire que c’était impensable. Lorsqu’elle eût finit, il se contenta de la regarder longuement.
- Oui… Je pense que tu as raison… dit-il. Seulement… Es-tu certaine de vouloir que tout le monde sache ce que tu éprouve pour Malefoy en le défendant publiquement, devant la moitié des professeurs, son père et Goldstein ?
- Pourquoi tout ce monde alors qu’avant…
- Parce que Mr Malefoy a du pouvoir et qu’il a tout fait pour que cela ne s’ébruite pas, tout le monde est catastrophé qu’un meurtre ait eu lieu ici, mais pour la plupart, nous tenons le coupable, c’est terminé. Seulement… Nous sommes bien obligé de faire quelque chose, les parents vont s’agiter, il leur faut un coupable, et demain soir… Nous nous réunirons ici, il est trop jeune pour passer devant la justice et aller à Azkaban… Alors, Hermione es-tu sûre ?
- Je… pense que oui.
- Bien, alors à demain soir, fit celui-ci.
« Ca y est, c’est dans quelques minutes, que se passera-t-il si jamais je suis jugé coupable ? Je n’irait pas à Azkaban, je ne suis, heureusement pas encore majeur. Mais ce ne sera qu’un sursis de quelques mois. Hermione sera-t-elle là ? » Malefoy pressa la pas à côté de son père, ils montèrent les marches qui menaient au bureau de Dumbledore, tous les professeurs étaient déjà là, y comprit Hermione et Goldstein. Tout se jouait maintenant.
- Bien, il ne manquait plus que vous ! dit Dumbledore d’une voix chaleureuse. Bien, nous allons écouter chacun maintenant, chacune des versions.
Hermione écouta, la même chose qu’elle avait déjà entendu, les accusations de Goldstein qui semblait s’être ragaillardi depuis la réunion, mais n’en faisait pas trop, le père de Malefoy semblait prêt à bondir au moindre faux-pas.
- Hermione, tu voudrais ajouter quelque chose ? lui demanda Dumbledore.
- Oui.
Les professeurs la regardaient, perplexes. Ils devaient se demander à vrai dire ce qu’elle faisait là. Mr Malefoy la regarda d’un air mauvais, s’attendant sans doute à ce qu’elle enfonce encore plus son fils…
- Malefoy n’est pas coupable.
Cette révélation bouleversa tout le monde, seul Dumbledore resta impassible, Rogue jouait probablement la comédie, ou semblait vraiment surpris de ce qu’elle faisait.
- Goldstein… Tu n’avais pas des différends avec Zabini ?
- Je… Non, pourquoi ! répondit-il, blême.
- Parce que moi je pense le contraire. Et je pense même que tu as tué Zabini, pour l’unique raison qu’il tournait autour de quelqu’un avec qui tu n’étais plus. Ai-je tort ?
- Mais c’est insensé ! Je suis préfet en chef !
- Et tu étais aussi à proximité lorsque tu as entendu Malefoy et Zabini se disputer, et bizarrement, le corps de Zabini à été retrouvé dans un couloir du deuxième étage.
- Oui, Malefoy y était !
- Et toi aussi apparemment, quoi de plus facile que d’entraîner Zabini là haut puis de le tuer, accusant ainsi Malefoy ?
- Je…
Elle regarda autour d’elle, tous semblaient approuver son jugement et regardaient Anthony avec insistance.
- C’est vrai, commença Rogue, après tout, ce n’est pas une si mauvaise idée que cela.
- Oui, approuva difficilement McGonagall, c’est un raisonnement juste.
Les autres professeurs acceptèrent à regret. Hermione se doutaient bien qu’ils préféraient voir Malefoy puni qu’un brillant élève. Mais Hermione avait raison…
- Je propose d’utiliser le veritaserum, dit Rogue.
- Je n’y vois pas d’inconvénient puisque nous ne savons pas à quoi nous en tenir… accorda Dumbledore.
Pendant que Rogue alla chercher la potion, tous dévisagèrent Hermione. Ils savaient qu’elle était brillante, mais faire preuve de son raisonnement pour innocenter quelqu’un comme lui les déstabilisait tous… Mr Malefoy ne semblait pas ravi, il la fusillait du regard. Mais pourquoi ? Elle venait tout de même de sauver la vie à son fils ! Elle regarda Malefoy, mais il gardait obstinément les yeux rivés sur le sol.
- Voilà… J’ai la potion !
- Parfait, verser en deux gouttes.
- Non ! Je ne veux pas, professeur Dumbledore, McGonagall, avez-vous tous été ensorcelés ? Comment pouvez-vous, hurla Goldstein avant de se taire brutalement.
La potion commençait à agir.
- Avez-vous où non tué Zabini Blaise ? le questionna Dumbledore.
- Oui, parce qu’il tournait trop autour de quelqu’un qui m’était cher.
- Comment ? aboya Rogue.
- Vous le savez bien, avec le sortilège de pseudo-stupéfix, avec la baguette de Malefoy, je savais qu’il ne s’entendait pas très bien avec Zabini, j’ai donc su qu’il serait présumé coupable. J’ai ensuite jeté la baguette dans les toilettes de Mimi Geignarde, et j’ai tiré la chasse d’eau. Elle doit se trouver dans le lac.
- Idiot, siffla Mr Malefoy entre ses dents.
Hermione n’en revenait pas. Goldstein… Il avait fait preuve d’intelligence autant que de stupidité. Mais Malefoy était sauvé, lui irai à Azkaban, puisqu’il avait déjà 17 ans. Mon dieu quelle horreur. Elle les regarda tous avant d’être escorté dehors par McGonagall.
- Miss Granger… Je sais ce qu’il vous a coûté de démentir la culpabilité de Malefoy, bien que nous aurions tous aimé qu’il soit coupable. C’est d’autant plus affligeant de découvrir la véritable nature du vrai meurtrier. Un jeune homme si bien élevé, un brillant élève, un préfet, un Serdaigle ! lui dit le professeur McGonagall après être sortie du bureau de Dumbledore.
- Oui… Il aurait été plus probable que ce soit un Serpentard qui soit coupable… Mais…
- Même si cela avait été le cas vous auriez défendu Malefoy, lui demanda McGonagall.
- Je… je ne sais pas professeur…
- Quoiqu’il en soit, nous n’avons pas condamné un innocent ce soir, Anthony Goldstein sera envoyé à Azkaban, et les parents d’élèves n’auront pas lieu de s’inquiéter… Voilà… Je vous laisse retrouver vos amis Miss Granger.
Hermione regarda son professeur partir. Elle savait bien quel douleur elle lui infligeait en aimant Malefoy. Une élève de Gryffondor, avec un Serpentard… Dumbledore l’avait accepté, tout les autres avaient eu du mal. Et elle avait lu dans le regard de chacun, combien ils étaient désespérés de reconnaître que Goldstein était bien le coupable… Oh, Goldstein… Azkaban… Il ne le méritait pas… C’était trop dur pour lui… Hermione se reprit. C’était horrible ce qu’il avait fait ! Il avait tué quelqu’un, et accusé un innocent qui aurait été envoyé à sa place dans la plus horrible des prisons… Il avait ce qu’il méritait. Et tout cela était terminé… Elle avait innocenté Drago. Seulement… maintenant… tout le monde était au courant… Il fallait être aveugle pour ne pas comprendre pourquoi elle l’avait défendu. Inutile de se raccrocher au simple fait qu’elle était brillante et déductive.
- Hermione ! Alors, c’est bien Malefoy qui a été condamné, dit le nous, s’il te plais, que l’on soit enfin débarrassé de cette vermine ! s’écrièrent Harry, Ron et Ginny lorsqu’elle entra dans la salle commune.
- C’est… c’est Anthony Goldstein qui a été condamné, dit-elle d’une voix égale.
- Quoi ? Mais… comment ? Tu n’as pas pu le défendre ? Tu n’as rien pu faire ? C’est un coup monté de Malefoy tu le sais bien ! s’exclama Harry.
- Non… ce n’est pas un coup monté de Malefoy… Goldstein est réellement coupable…
S’en suivit une longue minute pendant laquelle tous les quatre furent silencieux. D’autres élèves de Gryffondor s’étaient rapprochés mais n’osait pas poser de question avant qu’elle n’eût reprit la parole. Voyant qu’elle ne continuait pas, certains Gryffondor partirent, mais d’autres tinrent bon.
- Goldstein a… tué Zabini parce qu’il traînait trop autour de Padma. Bien qu’il ne soit plus avec elle, il éprouvait une jalousie maladive. Il l’a donc tué, et avait toutes les raisons de croire que Malefoy serait soupçonné.
- Pourquoi ? questionnèrent quelques 1ère année avides.
- Pour des raisons que je ne peux dire ici, je n’en ai pas le droit, répliqua Hermione d’un ton froid.
- Et comment savez-vous tout cela ? demanda Ron.
- Le veritaserum… répondit-elle.
- Ooooooh, s’exclamèrent quelques uns.
Cette exclamation eu pour effet de faire frissonner d’agacement Hermione. Elle s’apprêtait à se lever pour leur dire à tous bonne nuit, qu’elle n’avait plus envie de rien raconter quand Harry l’arrêta, les sourcils froncés :
- Mais… comment avez-vous eu l’idée de questionner Goldstein ? Qui a eu cette idée ?
Hermione le regarda dans les yeux, se détourna et monta se coucher sans un mot. L’idée que quiconque puisse deviner ou soupçonner la moindre chose à propos de ses sentiments envers Drago la rendait folle. Mais maintenant, c’était trop tard, tous sauraient demain matin au plus tard… Il valait mieux que ses amis l’apprennent de sa bouche.
- Hermione, je peux te parler deux secondes ?
Hermione releva sa tête de l’oreiller et se trouva face à une Ginny au regard douloureux. Le même que l’an dernier lorsque…
- Tu l’aime toujours n’est-ce pas ?
- Comment…
- C’est toi qui l’a défendu, je le sais !
- Comment ?
- J’ai croisé Padma aujourd’hui, elle semblait triste. Je lui ai demandé ce qu’il n’allait pas et elle m’a dit qu’elle avait peur pour Goldstein, que malgré tout ce qu’il lui avait fait, elle espérait qu’il ne serait pas coupable. Je lui ai demandé pourquoi il serait coupable, et elle m’a dit que tu étais passé la voir, elle m’a raconté votre discussion…
- Je l’avoue, c’est moi qui l’ai suspecté…
- Et pourquoi aurais-tu condamné un Serdaigle qui serait plus apte à être notre ami, au détriment de notre pire ennemi, si tu n’étais plus amoureuse ?
- Oui ! Tu as deviné, c’est bon, je me lâche, j’en ai marre de tout ces mensonges. Je me demande même comment Ron à réussit à me pardonner du fait que je l’ai abandonné sans de véritables raisons valables. Mais je ne peux pas me défaire de Drago…
- Tu l’appelle même par son prénom, siffla Ginny.
- Je suis désolé, mais tu dois me comprendre… Je ne veux pas perdre tous mes amis ! dit Hermione en pleurant.
Elles restèrent un long moment silencieuses, puis Ginny se décida à rompre le silence.
- Tu ne me perdra pas moi, je te le jure. Je suis prête à accepter ton choix, car si tu fais ce que tu fais, c’est que Malefoy n’est pas réellement ce que nous pensons qu’il est…
Hermione en resta muette de soulagement.
- Mais… Il faut que tu l’annonce à Harry et Ron !
- Je sais… de toutes manières, je pense que demain matin, tout le monde sera au courant. Ce n’est pas banal une Gryffondor qui défend un Serpentard, ennemi de surcroît…
- Et je pense que c’est le bon moment, il est près de minuit et il n’y a plus personne dans la salle, hormis Ron et Harry à qui j’ai demandé de rester.
- Je… d’accord… Mais viens avec moi, je ne pourrais pas supporter sinon…
Elle descendirent donc les escalier, toutes les deux, s’assirent dans un coussin. Hermione avait la tête penchée, personne ne parlait, on entendait que le crépitement du feu dans l’âtre. Les pensées se mélangeaient dans sa tête… Comment leur annoncer cela…
- Hermione a quelque chose à vous avouer à tout les deux… entama Ginny.
- Je… J’aime Malefoy, parvint-elle enfin à dire.
A ce moment là, un explosion de soulagement se fit en elle, tout ce qu’elle avait caché était sorti, d’un coup. Harry et Ron eux hésitaient entre éclater de rire ou se mettre en colère. La seconde option l’emporta sur la première car ils comprirent bien que ce n’était pas une blague.
- Quoi ? Mais tu te rend compte de ce que tu fais ?! C’est… notre pire ennemi, crièrent-ils.
- Je sais, se renfrogna Hermione, mais il n’est pas se que vous croyez !
- Peu importe ! Il n’arrête pas d’insulter ma famille ! rugit Ron. Et toi Ginny comment peux-tu approuver son choix ?
- Je pense qu’elle ne le peut pas, dit Harry qui avait réussit à se calmer. Mais qu’elle accepte juste. Je te connais Hermione, tu ne l’aimerai pas s’il était vraiment comme nous le pensons. Tu as du faire des sacrifices pour oublier la façon dont il t’avait traitée. Si tu as fait cela, c’est qu’il est plus digne que je le croyais.
- Alors maintenant tu te range du côté d’un Serpentard, invectiva Ron.
- Je n’ai jamais dit ça, ce n’est pas parce que Hermione sort avec lui que je le jugerait autrement qu’avant. Seulement, Hermione est mon amie et je la respecte, je… c’est sa vie, je ne la blâme pas.
- Merci Harry, fit Hermione au bord des larmes. Ron… je suis désolé… vraiment je…
- C’était lui que tu voyait l’an dernier alors ! Et c’est à cause de lui que tu…
Il ne termina pas sa phrase et fit volte face pour aller dans son dortoir, furieux.
- Ca lui prendra un peu de temps pour s’habituer, c’est normal, la rassura Ginny.
- Je sais. Je vous remercie tout les deux de l’avoir si bien pris…
- Ce n’est rien… Ca me prendra quelques temps avant de m’habituer à moi aussi, mais je t’aime trop pour t’abandonner à ton triste sort, lui dit Harry. Une seule chose, ne vous approchez pas tant que je suis dans les parages, et qu’il te fasse du mal une fois, il aura affaire à moi et à un Ron déchaîné. D’accord ?
- D’accord, lui dit Hermione avec un sourire.
« Cela fait déjà deux semaines que j’ai avoué mon amour pour Drago à mes deux meilleurs amis. Je ne sais pas si j’aurais dû finalement, car personne n’est au courant. Qu’est-ce que je raconte… Bien sûr que j’ai bien fait de tout leur dire, je leur devait la vérité, je ne pouvais continuer de mentir. Quand à la condamnation de Goldstein, personne n’a sût que j’en étais la responsable, Padma avait jurer de taire le secret. Et Drago… Il était retourné chez lui, prendre un peu de repos. Avec tout ce qui lui est arrivé. Je l’aime. J’ai hâte qu’il arrive. Dans moins d’une heure normalement. On sera en cours de botanique, je ne pourrais pas lui parler, mais le voir me fera du bien. »
Hermione arriva en cours de botanique et s’assit à sa place, entre Harry et un Ron qui acceptait désormais de lui parler. C’était un bien grand mot parler. « passe moi ceci, cela, merci » Mais c’était déjà ça…
Lorsqu’elle vit les Serpentards arriver, son cœur bondit. Il était dedans, il allait arriver. Oui, il était là, riant avec ses « amis » Tenant la main de… son cœur bondit une seconde fois, mais de désespoir cette fois ci. Il tenait la main de Parkinson ! Elle s’apprêtait à se lever mais deux mains la retinrent. Harry et Ron avaient également vu la scène. Hermione ne comprenait pas… Si seulement il pouvait la regarder ! Et c’est ce qu’il fit, lorsqu’il la vit, son expression joviale s’effaça et la haine s’empara de son visage.
Le choc asséné par ce regard laissa Hermione pantoise. Comment osait-il ? Comment osait-il la regarder ainsi alors qu’elle lui avait sauvé la vie ? Comment… Lorsque la cloche sonna, elle sortit en hâte et trébucha contre une chaise. Une voix traînante s’éleva alors derrière elle :
- Alors Sang-de-Bourbe, on ne sait plus marcher ?
Suivit de quelques gloussement.
Elle se releva, et jeta un regard noir à Malefoy. Puis, sans se rendre compte de ce qu’elle faisait, lui donna une claque d’une telle force qu’il failli perdre l’équilibre, puis s’en alla dans la salle sur demande, pleurer toutes les larmes de son corps.
« Je m’en veux… je m’en veux d’agir ainsi envers elle. Elle est tout ce que j’aime. Tout ce pour quoi je vis. Pourquoi ai-je été doté d’un père si cruel ! Evidemment qu’il a comprit pourquoi Hermione a pris ma défense ! Quelle cruauté de me faire surveiller par mes propres « amis ». Il sait bien que Pansy ferait tout pour m’avoir et que de me coller aux basques tout le temps pour plaire à mon père ne la dérange pas ! Je ne peux rien faire, comment avertir Hermione ! Ils ne me lâcheront jamais ! Et à la moindre occasion, écriront à mon père qui me fera encore subir le sortilège Doloris ! Je n’en peux plus ! »
- Coucou mon Dragoooooo, roucoula Pansy.
- Salut ma Pansy, comment tu vas aujourd’hui, s’exclama Malefoy avant de l’embrasser fougueusement.
- Au fait, pourquoi ton père veut-il que je sois toujours avec toi ? le questionna Pansy.
- Tu dois bien le savoir, répondit-il avec un sourire malicieux.
- J’ai bien une petite idée derrière la tête…
- Je pense que tu es sur la bonne voie ma chérie…
- Oh, mon Drago que je suis heureuse ! s’écria-t-elle.
- Moi aussi… mais après tout, c’est normal, tu es d’une bonne famille, magnifiquement belle, pourquoi mon père ne voudrait-il pas t’avoir comme belle-fille ?
Pour tout réponse, Pansy se jeta sur lui, et l’embrassa si longtemps qu’il crut étouffer.
- Quand je vais aller raconter ça à mes amies !!!
Se redressant brusquement, Pansy s’éloigna vers la porte :
- A tout à l’heure mon Dragooooo !
- Je t’aime !
Enfin ! Il était débarrassé de Pansy ! Et les deux gros lourds n’étaient pas là ! Il avait enfin trouvé son moment pour parler à Hermione. Se doutant d’office de l’endroit où elle allait être, il ne vérifia nulle part ailleurs, et se rendit directement à la salle sur demande. Il avait bien raison de suivre son instinct car elle était là, sur un canapé, pleurant.
- Hermione… dit-il d’une voix mal assuré.
- Toi ! Vas t’en ! Je te déteste ! Tu n’es qu’une vermine, un rat, un lâche, un enfoiré, un…
Elle n’eût pas le temps de continuer qu’il la prenait dans ses bras. Elle essaya de se débattre, en vain. Elle releva la tête vers lui et il l’embrassa. A ce moment précis elle sût qu’elle l’aimait encore, plus que tout au monde, comment ? Elle ne savait pas, mais elle l’aimait. Lorsqu’il eurent finit de s’embrasser, il s’assit dans un fauteuil et la regarda :
- Je suis désolé pour ce matin… Mais il y a une chose qu’il faut que tu sache… Je t’aime toujours ! Le seul problème, c’est que mon père l’a comprit, et il me fait suivre. Il veut me marier à Pansy, c’est pour cela qu’elle ne me lâche pas d’une semelle ! J’ai dû lui écrire des lettres nuits et jours pendants les deux semaines, des lettres affreuses, maculées de mensonges. J’ai du lui faire croire que je l’aimais plus que tout car elle en doutait. Mais la seule que j’aime c’est toi !
- Moi aussi… mais je crois que c’est impossible n’est-ce pas ?
- Non… J’ai décidé de me montrer avec toi, bien sûr Pansy sera furieuse, bien sûr mes amis vont envoyer une lettre à mon père mais qu’importe ! Dans quelques mois je serais majeur, et je m’en irais loin. Tant que je suis à Poudlard, il ne peut rien me faire. Qu’importe ce que dise tes amis aussi !
- Je… Ils sont déjà au courant… avoua-t-elle.
- Quoi ?!
- Oui, je suis désolé, mais j’ai cru que tout le monde serait au courant et… je n’en pouvais plus.
- Non, mon père a étouffé l’affaire, imagine ! Si cela s’était su ! Quelle honte pour lui ! Mais je compte bien lui faire payer ce qu’il m’a fait ! Heureusement que j’ai pu me débarrasser de Pansy comme ça. Je n’aurai pas supporter de t’insulter plus longtemps comme cela, regarde comme ça me mine !
- Bien… alors sortons.
Et ils sortirent, mains dans la mains. Ils ne croisèrent personne, sauf, devant les anciennes toilettes des filles, deux adolescents qui ne cessaient d’appeler « Hermione ! » qu’ils entendaient pleurer.
- Ne vous fatiguez pas, c’est sûrement Mimi Geignarde qui s’occupe de prendre ma place ! s’exclama Hermione. Moi, je suis là !
Harry et Ron se retournèrent étonnés. Puis, leur visage se rembrunirent lorsqu’ils virent Malefoy.
- Malefoy ne la touche plus jamais. Comment ose-tu te servir d’elle après tout ce que tu lui a fait ! Je vais te tuer ! hurla Ron.
- Tu es vraiment pitoyable Malefoy, s’écria Harry la baguette à la main.
- Oh ! Calmez-vous tout est réglé ! dit Hermione. Je vous raconterait cela un autre jour. Mais dites vous que si je lui fais confiance, c’est que j’ai une raison. Et maintenant, nous avons décider de ne plus nous cacher.
- Mais… protesta Ron. Ce n’est pas une bonne idée ! C’est…
- C’est une très bonne idée au contraire, comme ça, son père s’en rongera les doigts, et nous seront libres ! Enfin… c’est vite dit… Je ne sais pas quels ennuis nous allons nous attirer en faisait cela… Mais c’est notre décision.
Ils descendirent donc, tout les quatre dans la grande salle. Hermione tenant fermement la main de Malefoy. Lorsqu’ils entrèrent, ils furent dévisagés de tous et quand ils comprirent, un murmure de désapprobation s’éleva dans les rangs. Suivit d’un hurlement terrible poussé par Pansy, qui s’était levé et s’avançait à grand pas vers Malefoy. Celui-ci se reçut la gifle mais ne protesta pas. Il se contenta de regarder Hermione et tout deux se comprirent. Ils firent volte-face et s’arrêtant dans le hall, à l’abris des regards indiscrets (hormis la cinquantaine d’élèves qui les avaient suivit) s’embrassèrent. Puis, Malefoy la regarda dans les yeux et murmura :
- Quoiqu’il faille faire, quoiqu’il faille qu’on endure, je t’aime…
- De toutes façons, tu n’as pas le choix ! répliqua-t-elle en l’embrassant de nouveau.
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08.02.2006
Fan Fiction sur Hermione et Drago...
La fan fiction que j'ai écrite concerne une relation entre Malefoy et Hermione. Je ne pense pas qu'elle soit vraiment bien dévellopée, mais les idées que j'avais envie d'écrire sont là ^^
-----------------------------------------NoTitleForTheMoment!
Elle venait de sortir de la salle des bains des préfets au 3ème étage quand elle percuta quelqu’un. Elle leva les yeux, et son regard se rempli de haine à l’égard de celui qui l’avait bousculé.
- Alors, Sang de Bourbe ! On ne regarde pas où on met les pieds ?
Mais Hermione, qui avait continué son chemin, fit semblant de ne rien entendre.
- On préfère rester muette quand on sait qu’on a tort, hein !
Elle s’arrêta net, prête à se retourner, mais une voix retentit dans sa tête, lui disant de continuer, de ne pas s’occuper de Malefoy, qu’il ne valait rien. Elle continua donc son chemin en direction de la salle commune des Gryffondor.
Malefoy, quant à lui, continua son chemin, se baissant machinalement pour ramasser quelque chose qui traînait par terre. Ledit objet était un gant, et pas n’importe lequel. Il eut du mal à déchiffrer, mais les initiales étaient néanmoins lisibles : H.G. Donc, Hermione Granger. Cette sale Sang de bourbe avait du ensorceler son gant, sachant qu’il passait par-là, et l’avait laissé ici, exprès ! Peu importe, une fois dans la salle commune des Serpentard, il essaya divers sortilèges pour voir ce qu’il renfermait, mais rien… Ce n’était qu’un gant, et cette idiote l’avait laissé tomber, tout simplement.
Il s’apprêtait à le jeter dans le feu quand une voix se réveilla en lui :
« Idiot, peut-être que ce gant à une grande valeur pour elle, garde-le, il te sera peut-être utile ! »
Malefoy eut un sourire satisfait et alla retrouver Crabe et Goyle.
- Hermione, cesse donc d’être dans tes bouquins, répéta Ron pour la dixième fois, au moins. Il fait beau, vient dehors avec Harry et moi !
- Tu sais bien que je ne peux pas, je dois absolument finir cette version de runes anciennes pour demain, sinon…
- Oh, toujours pareil ! Bon, on te laisse on va profiter du beau temps, lança Harry en se levant de son fauteuil.
Une fois partis, Hermione ferma ses bouquins ; au diable les runes anciennes ! Elle voulait elle aussi faire un tour, mais pas avec ses deux amis, seule. Elle mit son manteau et pris ses gants… Ou plutôt son gant, l’autre avait disparu. Quelle idiote, elle avait du le perdre en bousculant Malefoy. Avec un peu de chance, il serait encore là-haut.
Elle se dirigea donc vers le 3ème étage, mais rien, il n’était pas là. Bah, quelqu’un avait du le ramasser ! Cela lui donnait une bonne excuse pour écrire à ses parents et leur en redemander. Et quoi de mieux que d’aller dans la tour, pour voir tous ces hiboux…
Malefoy se sentait anxieux. À cause de ce gant. Il s’obstinait à croire qu’il renfermait quelque chose, qu’elle ne pouvait pas l’avoir laissé tomber comme ça, par inadvertance ! Elle avait forcément du l’ensorceler pour qu’elle et ses idiots d’amis puissent l’espionner. Il décida donc de lui rendre, pour s’en débarrasser au plus vite, elle se rendrait alors compte qu’il avait compris son stratagème idiot ! Il monta donc au troisième étage, espérant la trouver qui cherchait son gant, mais elle n’y était pas. Il aurait pu le laisser par terre, mais alors, elle ne saurait jamais… Il fallait qu’il la trouve, ne serait-ce que pour l’humilier. Il chercha, chercha et la trouva. Elle était dans la volière, à accrocher un message sur une patte de hibou, qui s’envola aussitôt.
- Alors Granger, on a perdu son gant !
- Malefoy ! Je… Oui… fit Hermione surprise.
- Alors tiens, fit-il en le tendant du bout des doigts.
- Merci, fit-elle en le prenant le plus rapidement possible. Mais il n’y avait aucune gratitude dans sa voix, plutôt de l’incertitude.
- Pas de quoi, répondit Malefoy apparemment fier.
Hermione passa devant lui sans lui adresser un regard. Il valait mieux ne plus toucher à ce gant, Malefoy l’avait sûrement ensorcelé, sinon, pourquoi le lui aurait-il rendu. Serait-il devenu gentil ? Hermione chassa cette idée de son esprit. Non, il l’avait sûrement trafiqué, et puis, cela ne faisait rien, elle allait en avoir une autre paire, celle-ci était vieille et usée. Elle les jeta donc au feu quand elle rentra dans la salle commune, puis alla retrouver Harry et Ron pour le dîner.
Malefoy de son côté était très fier. Cette Sang de Bourbe avait compris qu’on ne pouvait pas le piéger ! N’ayant pas envie de manger, il se rendit dans sa salle commune, où il ne trouva personne, il en fut étonné et ravi à la fois ; il avait du temps devant lui pour réfléchir à diverses choses… Mais, au bout d’un certain temps, il ressentit un certain malaise, qu’il n’arrivait pas à déterminer. Cette sensation s’échappa tout de suite après, quand ses amis arrivèrent, lui demandant où il était passé.
- Je n’avais pas faim, répondit-il d’un air impérieux.
- Ah, dommage, c’était super bon ! dit Crabe.
Pitoyable. Malefoy les regardait d’un air de dégoût. Tous les deux étaient pitoyablement tartinés de chocolat. Il se demandait ce qu’il faisait avec eux !
- Tiens, Hermione, où étais-tu passée ? demanda Ron.
- Oh, j’étais à la volière, j’ai envoyé un hibou à mes parents pour leur demander de m’acheter d’autres gants, j’ai… perdu les autres, dit-elle en évitant soigneusement de leur parler du comportement de Malefoy. Harry s’alarmerait alors tout de suite et recommencerait à croire qu’il mijotait quelque chose avec ses amis les mangemorts et tout ça…
- Ah… d’accord, firent-il.
Elle montait se coucher quand Ron l’appela.
- Hermione, alors, tu as fini ton devoir de runes anciennes ?
- O… oui pourquoi ?
- Oh pour rien, bonne nuit !
Pourquoi lui demandait-il cela ? Elle avait pourtant bien rangé ses livres ? La soupçonnait-il de lui cacher quelque chose ? Savait-il où elle était allée ? Pourquoi se sentait-elle coupable ? Mais ce n’était pas ça le plus important. Il lui avait rappelé qu’elle n’avait pas fini et cela l’énerva. Jamais elle n’avait omis de finir un devoir en 6 ans passés à Poudlard. Elle ne put dormir de la nuit à cause de ça. Le lendemain quant elle se réveilla, la première image qui lui passa fut Malefoy. Pourquoi diable pensait elle à lui ? Sûrement à cause de son comportement bizarre. Mais avait-il vraiment ensorcelé le gant ? Elle aurait du tester des sort dessus pour le savoir. Elle avait trop vite jeté les gants, comme une idiote. Il fallait qu’elle sache si oui ou non il l’avait fait. S’il ne répondait pas, elle utiliserait le Veritaserum. Car à supposer qu’il ai voulu lui jeté un sort, pourquoi ? Depuis 6 ans ils se haïssaient, mais il n’avait rien tenté, étant à Poudlard, alors pourquoi maintenant ? Hermione commençait à croire Harry quand il disait qu’il menait des affaires louches. Tant pis pour son devoir, il fallait qu’elle en ai le cœur net !
- Drago… fit une voix mielleuse derrière lui.
- Mmmh ?
- Ca te dirais une petite ballade dans le parc ?
- Mouais, attend moi j’arrive…
C’était Pansy Parkinson, sa petite amie. Il ne faisait que s’afficher avec elle devant tout le monde, et leur relation n’était pas vraiment profonde, mais il s’en fichait. Il l’aimait bien et se faisait bien voir en sortant avec elle alors…
En marchant dans le parc, il reconnut de loin cette Sang-de-Bourbe qui marchait à toute allure avec ces bouquins serrés contre elle. Pauvre petite, il en aurait presque pitié, elle étudiait comme une malade parce qu’elle n’avait pas les moyens de réussir toute seule, il fallait toujours qu’elle pioche dans ses livres !
- Excusez-moi Madame d’être en retard, je… j’étais à la bibliothèque, je faisait des recherches et je n’ai pas vu l’heure passer…
- Ce n’est pas grave Miss Granger, si vous voulez bien vous asseoir et me sortir votre devoir.
- Je ne l’ai pas fait, répondit Hermione d’une voix incompréhensible.
- Quoi ? fit son professeur. Je n’ai pas très bien compris ?
- Je ne l’ai pas fait, répéta-t-elle plus clairement.
- Oh, fit-elle étonnée, bien, vous me ferez un devoir de rattrapage pour mardi prochain alors.
- Bien Madame, répondit Hermione au bord des larmes.
Elle n’aurait pas autant été mal à l’aise si elle était arrivée à l’heure. Mais son passage à la bibliothèque lui avait appris des choses à propos des ensorcellements :
Premièrement, si un objet est ensorcelé, il produit une légère lumière jaunâtre difficilement repérable sur la plupart des objets, sauf ceux de couleur noire. Or son gant était noir, et elle n’avait remarqué aucune lumière. Deuxièmement, même si elle n’avait pas remarqué l’éclat jaunâtre, elle avait la preuve qu’il n’était pas ensorcelé puisque rare sont les ensorcellements qui n’agissent pas au moment où on touche l’objet, et ces ensorcellements sont à pratiquer dans des endroits spéciaux qu’on ne trouve qu’en Indonésie, alors à moins que Malefoy ait pu sortir de l’enceinte du collège par un quelconque passage secret, il lui restait encore à transplaner jusqu’en Indonésie, là où il passerait une nuit entière pour ensorceler l’objet. Donc, il n’avait pas ensorcelé son gant. Mais pourquoi lui avait-il rendu ? Bah, la prochaine fois qu’elle le verrait, elle lui demanderait. Parce que cela la perturbait tout de même, au point d’envisager l’hypothèse qu’il puisse être devenu « sympa ».
Tiens, encore cette Sang-de-Bourbe. Elle devait avoir compris qu’on ne pouvait pas le berner comme ça à l’heure qu’il est, et être folle de rage. Il décida de le savoir.
- Alors, Granger ! Tu as enfin compris ?
Hermione releva la tête étonnée.
- Ah, Malefoy… Compris quoi ?
- Que tu ne pouvais pas m’avoir en jetant un ridicule sortilège d’espionnage sur ton gant !
- Quoi ? fit Hermione interloquée, mais je croyais que c’était toi qui l’avait ensorcelé, enfin, j’ai vu que non mais…
- Tu veux me faire croire que tu ne l’avais pas ensorcelé et que tu croyais que c’était moi qui l’avait ensorcelé ! Enfin Granger, si je voulais te tuer, je m’y prendrai autrement. Et dire que tout le monde te félicite d’être la plus intelligente, je ne les comprend pas !
- C’est toi que je ne comprend pas ! Pourquoi me l’as-tu rendu si tu ne l’avais pas ensorcelé !
- Bien, pour que tu comprenne que… que j’avais compris que toi tu l’avais ensorcelé, fit Malefoy soudain moins assuré.
- Mais… Tu me parlais d’un sortilège d’espionnage, tu l’aurais découvert en le testant !
- Je l’ai testé ! s’exclama Malefoy soudain honteux.
- Alors tu n’as rien découvert et tu es venu me le rendre comme un gentil toutou…
- Bon, écoute, fit-il, cela reste entre nous, c’est un quiproquo, ne t’avise de le répéter à personne, sinon je te le ferais regretter !
- D’accord, fit-elle, car c’était aussi dans son intérêt.
- Bien. Alors au revoir.
- Au revoir.
Malefoy était honteux. Il avait pensé au sortilège d’espionnage, mais il n’avait même pas testé le contre-sort. Au remarque, il se consolait en se disant qu’elle aussi aurait pu remarquer si son gant était ensorcelé, avec toutes ses connaissances. Bref, l’affaire était close. Personne n’en saurait rien.
C’était à peu près la même pensée qu’Hermione partageait en ce moment. Quand elle rentra dans la salle commune, elle se laissa tomber sur un des fauteuil, en compagnie de Ron et Harry.
- Alors, comment c’était ta journée, fit Harry.
- Oh, super, et vous ?
- Bien, dit Ron, tes yeux sont tout rouges, tu as pleuré ?
- Non ! Fit Hermione en lui lançant un regard de reproche, mais c’était faux, elle avait pleuré juste avant de croiser Malefoy, mais elle ne pensait pas que ça se verrait encore, d’ailleurs, il lui en aurait soigneusement fait la remarque !
- Regarde moi, fit Harry. Euh… Ron, c’est plutôt toi qui ne va pas bien, ses yeux sont normaux…
Hermione sourit. Heureusement que certains amis étaient là pour vous remonter le moral… Après avoir finit ses devoirs, elle souhaita bonne nuit aux garçons et monta. Une fois dans son lit elle pensa à Ron. Pourquoi était-il aussi… comme ça avec elle ! Il se souciait toujours d’elle, mais elle n’en avait pas besoin ! Elle était grande et pouvait faire ce qui lui chantait, comme ne pas finir son devoir de runes anciennes par exemple. À ce souvenir encore proche, elle eu un pincement au cœur, tout ça à cause de Malefoy. Elle l’aimerait qu’elle n’en ferait pas tant. Sur cette pensée, elle éclata de rire puis lentement s’endormit, avec sur le visage une expression d’intense réflexion.
Toute la journée Malefoy fut d’une humeur exécrable, du moins, un peu plus que d’habitude… Il envoya balader Crabe, Goyle et même Pansy qui avait pourtant rassemblé tous ses bons sentiments pour le consoler. Il sécha la moitié de ses cours et passa la plupart de son temps dans la salle commune des Serpentards à ruminer ses pensée.
Il savait très bien pourquoi il était de mauvaise humeur. Ce n’était pas à cause de la discussion avec Hermione, ni de l’humiliation qu’elle lui avait causé quand elle avait laissé sous entendre qu’il était un idiot attardé (c’est du moins comme ça qu’il l’avait pris). Non, c’était à cause d’Hermione elle-même. Elle occupait son esprit 24 heures sur 24 sans lui laisser un instant de répit. Il avait beau essayer de la chasser, de penser à autre chose, mais rien n’y fit, elle restait inlassablement dans son crâne, aussi profondément enfoncée qu’une ancre. Il ne voulut même pas essayer de savoir pourquoi il la traînait dans son cerveau ainsi, puisqu’il le savait déjà, du moins en surface, et c’est pour cette raison qu’il ne pouvait qu’être de très très mauvaise humeur…
- Psst, chuchota Ron pour la centième fois, au moins.
- Non ! s’exclama Hermione une fois de plus, je ne te donnerais pas la réponse de l’exercice !
- Tu avais bien pleuré hier, continua Ron en la regardant droit dans les yeux. J’ai raison non ?
- Mais non ! répliqua-t-elle. Et quand bien même j’aurais pleuré, qu’est-ce que ça t’aurait fait ? demanda-t-elle en haussa la voix.
- Mais… rien, balbutia Ron honteux que les camarades avoisinants se soient retournés vers eux. Je demandais juste…
- Pourquoi tu t’occupes toujours de moi comme… une mère poule ?! lâcha Hermione tout à trac.
Mais Ron n’eût pas le temps de répliquer, la sonnerie retentit et Hermione partit en courant. Elle était déjà en retard pour son prochain cours. Tout en marchant le plus vite possible, son cerveau affluait de questions : Que lui arrivait-il ? Pourquoi s’occupait-il d’elle comme ça ? Serait-il… amoureux d’elle ? Toute la journée elle ne le revit pas, et elle préférait cela. Il était amoureux d’elle, c’était ça. Mais elle ne l’était pas, elle n’était amoureuse de personne. Mais son cœur disait le contraire. Elle essaya de chasser cette pensée de son esprit, mais le soir même, dans son lit, elle dût bien s’admettre vaincue. Elle était tombée amoureuse du pire ennemi d’Harry qui était aussi le sien, vu la façon dont il la traitait. Etait-elle devenue folle à ce point pour tomber amoureuse de… Malefoy !
- Salut Hermione ! lança Harry le lendemain, du bas de l’escalier.
- Harry… bonjour, fit elle gênée.
Elle avait réfléchi pendant la nuit, et n’avait trouvé aucune solution, juste que son amour pour Malefoy était une trahison face à l’amitié entre elle et Harry. Elle se sentait traîtresse jusque dans son âme. Elle se trahissait même en tombant amoureuse de quelqu’un qui l’avait si mal traité elle et sa famille.
- Tu veux aller voir Hagrid avec moi ?
- Quoi ? Hein, euh… juste toi ?
- Oui, Ron ne veut pas venir, vous ne vous êtes pas revu depuis l’engueulade en cours ?
- Non, avoua Hermione.
- Tu te doute ce qu’il lui prend ?
- Je… je pense oui.
- Il est amoureux de toi.
- Mais moi non, Harry, fit Hermione.
- Pourtant tu…
- C’est un très bon ami, mais je ne suis pas prête à l’aimer !
- Je vois, murmura Harry.
Ils restèrent silencieux pendant le trajet jusqu’à la cabane de Hagrid. Hermione était confuse. Mais voir Hagrid lui remonta le moral. Il était toujours aussi bourru, mais elle ne l’avait pas vu depuis longtemps et cela lui fit le plus grand bien.
Pendant une semaine, Malefoy essaya d’ignorer Hermione, mais il ne pouvait pas. Il n’arrivait même plus à embrasser Pansy en public. Il ne l’aimait plus. Il aimait cette… Il ne pouvait pas faire ça. Aimer une Sang de Bourbe, ce serait renier ses origines de sang pur, ce serait déshonorer sa famille. Mais il devait bien faire quelque chose, sinon, cela le hanterait toute sa vie. Il ne parvenait pas à l’oublier. Dès qu’il la croisait dans un couloir son cœur battait plus vite, mais il faisait son possible pour bifurquer et ne pas la croiser, ou il essayait de lui lancer un regard méprisant, comme il le faisait si bien avant.
- Tu es bizarre en ce moment, lui dit Crabe alors qu’il marchaient en direction de la serre pour leur cour de botanique.
- Mais non, qu’est-ce que tu va imaginer !
- Ca n’aurait pas un rapport avec Pansy.
- Si, mais je ne préfère pas en parler, fit Malefoy d’un ton brutal qui fit comprendre à Crabe que la discussion était finie.
En réalité, il venait de se souvenir que le cour de botanique se déroulait avec les Gryffondor. Et son cœur se figea quand il vit Hermione. Il se regardèrent un instant dans les yeux, puis Hermione détourna son regard, gênée. Malefoy ne cessa de la regarder pendant tout le cours, il se foutait que cela se voie. Il ne pouvait s’en empêcher.
Quand le cours prit fin, il partit avec ses amis et prétexta une excuse bidon pour qu’ils le lâchent. Il attendit donc derrière un arbre, qu’Hermione finisse de discuter avec la professeur. Neville passa devant lui sans le voir. Malefoy jugea donc qu’elle ne devrait pas tarder.
Deux minutes plus tard, elle passait devant lui. Il la prit par le bras et la dévisagea.
- Que… Qu’est-ce que tu veux, demanda Hermione visiblement plus gênée que pendant le cour.
- Je… Malefoy essaya de prendre sa voix la plus neutre mais il n’y arrivait pas. Je… Est-ce qu’il serait possible qu’on se voit, ce soir derrière le tilleul. Vers 18 heures ?
Hermione ne sut pas ce qu’il l’avait poussé à accepter mais ce qui l’a perturbait le plus était le fait qu’il lui ai demandé cela. Serait-il lui aussi tombé amoureux d’elle ? Non, non, ce n’était pas possible ! Il était midi. Elle mangeait avec Harry et Ron, silencieuse. Harry essayait de mettre de l’ambiance, mais il n’y arriva pas, ses deux amis restaient muets comme des carpes. Hermione redoutait les 6 heures à passer. Elle voulaient qu’elles passent vite, mais… elle ne savait pas. Ainsi arriva l’heure fatale. Elle dit à Harry qu’elle allait à la salle de bain des préfets et une fois sortie de la salle commune, se dirigea vers la porte d’entrée. Quelques élèves traînaient encore dans le parc, mais la plupart étaient rentrés faire leurs devoirs, elle, les avait déjà tous finis.
Malefoy était là depuis un moment, en fait, il était venu près du lac s’y prélasser avec ses amis, les avait congédiés une demi-heure auparavant et était venu ici. Maintenant il attendait. Il n’en l’entendit même pas arriver. Il se regardèrent. Essayant chacun de leur côté de paraître le plus tranquille du monde, mais n’y arrivèrent pas. Hermione prit la parole d’une petite voix.
- Alors… pourquoi tu m’a demandé de…
Elle n’eut pas le temps de prononcer d’autre mot que Malefoy s’avança et l’embrassa. Ce baiser sembla durer une éternité. Et quand il fut terminé, ils se regardèrent, conscients de ce que ce baiser pouvait engendrer.
- Non, ce n’est pas possible…
- Je me fous de ce qui est possible, répliqua Malefoy. Je ne pouvais plus rien supporter. Maintenant, ça devrait être bon, on devrait reprendre nos bonnes vieilles habitudes.
- Oui…
- Bon eh bien… au revoir.
Et il s’en alla. La laissant plantée là. Que s’était-elle imaginée ? Qu’ils allaient avoir une relation ? Non, Malefoy était, comme elle, obsédé, mais lui demandait juste ça, pour pouvoir vider son esprit. Elle aurait du le savoir, il ne se soucierait plus d’elle à présent. Elle était soulagée, mais s’aperçu très vite que la déception s’emparait d’elle. Pourtant s’était mieux ainsi, elle ne trahirait personne, et lui non plus. Seulement, ce baiser avait peut-être calmé Malefoy, mais elle, il était en train de la rendre folle. C’était pire maintenant qu’elle savait que lui aussi avait ressenti les mêmes sentiments, mais qu’il pouvait les oublier si simplement. Ca lui faisait mal. Et sa rancœur envers lui augmenta pendant les semaines qui passait.
Malefoy, croisant parfois Hermione dans les couloirs, voyait les regards méprisant qu’elle lui lançait, et il en souffrait. Elle avait finalement réussi à vaincre ce qu’il n’avait pas réussi. Et il l’aimait d’avantage. Ce baiser n’avait fait qu’attiser les flammes de son amour. Depuis il n’était plus le même, et cela le perturbait. Il était tiraillé entre le besoin de se faire aimer par elle, et celui de se faire bien voir auprès de sa famille. S’ils se cachaient peut-être que… Ca irait mieux, probablement, et ils casseraient quand ils en auraient marre, tout irait de nouveau pour le mieux et personne n’en saurait rien. Oui, il fallait qu’il la revoie. Pas sous le tilleul cette fois ci. Il faisait trop froid maintenant… Mais dans la salle sur demande !
Seulement, au bout de deux semaines, il n’avait pas réussi à la croiser soit seule, soit abordable. Il décida donc de glisser un mot dans son livre en cours de potion, l’heure d’après.
Il ressortit du cours de potion avec ces acolytes, fier de lui. Il avait réussi à glisser le mot sans que personne ne remarque rien. Il ne savait pas comment il avait fait, mais cela relevait de l’exploit. Il lui avait donné rendez-vous ce soir même dans la salle sur demande, en lui donnant les instructions à suivre pour y entrer. Il savait qu’elle ouvrirait son manuel ce soir, juste avant l’heure prévue.
Hermione ouvrait son live de potion pour faire ses devoir, quand elle tomba sur un morceau de papier. Elle le lut et le relut attentivement. Le rose lui montait aux joues, puis un éclair de colère passa dans ses yeux. Elle n’eut aucune excuse à donner à Harry et Ron puisqu’ils n’étaient pas là, ils étaient aux entraînements de quiddich. Entraînements auxquels elle ne venait plus pour les encourager, parce qu’il faisait « trop froid », et surtout parce qu’elle ne supportait plus de voir Ron. Surtout depuis son échec avec Malefoy.
- Bonjour… fit-elle de sa voix la plus glaciale.
- Ah, tu es venue… je n’aurais pas pensé, fit Malefoy d’un ton laconique.
- Qu’est-ce que tu veux, qu’on en finisse, dit Hermione en détournant les yeux sous prétexte d’inspecter la salle.
- Que tu ferme la porte.
- Non, je ne compte pas rester.
- Ferme la porte, lui fit-il le ton plus menaçant.
- Non, je t’ai dit je ne compte pas…
Un éclair jaune frappa la porte qui se ferma à double tours.
- Si tu compte me faire du mal, je te préviens… fit Hermione en sortant sa baguette.
- Ha ! Ha ! C’est vrai, fit Malefoy moqueur, je pourrais très bien te faire du mal… Seulement tu sais que je ne le ferais pas.
- Ah, et pourquoi ? demanda Hermione la voix étranglée.
Malefoy la regarda longuement dans les yeux avant de répondre :
- Tu sais très bien pourquoi…
- Alors, ce baiser ne t’a finalement pas suffit, répliqua Hermione, montant des les aigus.
- Non, mais apparemment, à toi si.
Hermione s’effondra sur un canapé. Non, ça n’avait rien changé, elle avait beau s’être cachée sous un masque de haine pendant des semaines, mais cela l’avait rongée. Malefoy vint s’asseoir près d’elle, la pris dans ses bras et l’embrassa. Jamais elle n’aurait penser qu’un baiser de son pire ennemi lui ferait tellement de bien. Quand ils eurent finit, il la garda contre lui.
- Je ne te pensais pas si doux, dit-elle
- Moi non plus…
Ils se regardèrent et se sourirent. Une heure passant, il discutèrent, sur la façon dont ils s’étaient traités tout les deux, surtout la façon dont il l’avait traité. Mais Hermione comprit, que venant d’une famille comme la sienne, on ne pouvait que mépriser ceux qui ne sont pas de « sang pur ». Elle ne lui en voulait pas, malgré tout le mal qu’il lui avait fait. Il avait ouvert les yeux maintenant, c’était tout ce qui comptait. Elle comprenait que sa situation ne devait pas être facile, lui aussi comprenait qu’en sortant ensemble, aucun des deux ne pouvaient se permettre d’avouer cela à qui que ce soit. Il décidèrent donc de se voir en cachette ici, le plus souvent possible.
Mais malgré leurs efforts pour alterner jours et horaires, leurs amis communs commencèrent à se douter quelque chose.
- Hermione, fit Ron alors qu’elle s’apprêtait encore à se sauver comme une voleuse sans rien leur dire.
Hermione se retourna lentement, redoutant la question qui allait suivre.
-vOù t’en vas-tu chaque fois, toute seule ?
- Je…
- À moins que tu ne sois pas seule, la coupa-t-il.
Elle regarda Harry pour savoir ce qu’il pensait, mais elle sentait qu’il ne voulait pas s’en mêler et qu’il essayait à tout prix de se concentrer sur le chapitre d’histoire de la magie qu’on avait donné à lire pour dans une semaine.
- Ca ne te regarde pas, dit-elle finalement. Je vais où je veux, quand je veux, et avec qui je veux, dit elle en insistant bien sur les derniers mots.
- Justement, ça nous regarde Harry et moi, tu t’en vas comme ça, sans rien nous dire, tu crois que ça nous fait plaisir, on a l’impression que tu nous à remplacé, n’est-ce pas Harry ?
Harry, visiblement gêné, leva la tête de son bouquin et bégaya un « oui, peut-être » avant de se replonger dans sa passionnante lecture. Hermione poussa un soupir et sorti de la salle commune sans rien ajouter. Ce n’était pas qu’une question « d’amitié » qui était en jeux pour Ron, elle le savait bien. Néanmoins, si elle passait un peu plus de temps avec ces deux amis, ils (surtout Ron) pourraient être moins grincheux…
Malefoy faisait les cents pas dans la salle sur demande. Comment lui annoncer cela ? Elle allait sûrement crier. Et c’était probablement la fin pour eux deux. Que faire ? Que choisir ? Et pourquoi mettait-elle tant de temps bons sang ?! Ils avaient rendez vous à 17 H 45 et il était 18 heures passées ! Il commençait à la maudire quand la porte s’ouvrit d’un grand coup sur elle.
Ils se regardèrent et surent tous deux que chacun avait une mauvaise nouvelle à annoncer.
- Commence, lui dit Malefoy, et ferme la porte.
Hermione ne se fit pas priée et entama :
- On ne peut plus se voir comme avant… Mes amis se doutent de quelque chose.
- Tes amis, fit-il.
Elle le regarda amèrement. Il avait prononcé ces mots avec une pointe de dégoût qui ne lui plaisait pas du tout. Elle avait beau l’aimer, jamais elle ne le laisserait parler de ce ton de ses amis, pas devant elle en tous cas. Malefoy, ayant compris qu’il avait fait une gaffe enchaîna rapidement :
- On a un problème un peu plus important que ça…
- Lequel ? demanda Hermione, prête au pire.
- La jeune Weasley nous a vu.
- Elle s’appelle Ginny, Malefoy, ne l’appelle plus comme…
Mais sa phrase resta en suspend. Les mots tourbillonnèrent dans sa tête. Ginny. A vu. Nous.
- QUOI ?
- Avant-hier, on a eu l’imprudence de sortir tous les deux, malgré ma vérification rigoureuse du couloir, elle était là.
Elle n’était pas capable de répondre autrement que par ses yeux ronds.
- Oui, tu es partie par un couloir et moi par l’autre. Elle se cachait, j’ai fait semblant de ne pas la voir. Sinon, je sens que je l’aurais…
- Tais-toi Malefoy. Il faut absolument que je la voie. Si j’ai de la chance, elle n’aura rien dit, mais dans le cas contraire, nous sommes foutus.
Sans qu’il ai pu rajouter un mot, elle quitta la salle, sans même un baiser.
Hermione déboula dans la salle commune des Gryffondor sous le regard inquisiteur de ses amis, curieux de la voir revenir si vite et si inquiète. Elle passa sans leur accorder un regard et monta dans le dortoir des filles.
- Ginny ?
La jeune fille rousse leva les yeux de son livre pour voir qui venait de l’appeler et pâlit.
- Hermione… fit-elle.
- Tu n’as rien dit à personne j’espère ?
- Non, mais il se peut que je le fasse, répondit-elle calmement.
- Je t’en supplie Ginny, tu es mon amie, tu peux comprendre, tu ne peux pas me faire ça.
- Oui, je suis ton amie, mais Malefoy est notre pire ennemi, en faisant ce que tu fais, tu nous trahis, et j’ai beaucoup de mal à encaisser ça de ta part.
- Je… Mais il n’est pas ce que tu crois, il est bien mieux même qu’il ne le laisse paraître.
- Non, Hermione. C’est un fils de Mangemort, il ne peut apporter que malheur et destruction, il faut que tu comprenne cela !
- S’il te plais, parle moins fort, fit Hermione qui venait de voir des 1ère années s’approcher.
- Hermione ! répliqua Ginny un peu plus fort. Tu dois me comprendre, je ne peux pas te laisser faire ça, tu es l’une de mes meilleures amies, mais ce que tu fais là… ça me dépasse complètement, je ne t’imaginais pas comme ça, sortir avec…
Elle n’eut pas le temps de continuer car Hermione ayant sortie sa baguette lança un sortilège de mutisme. Le regard mi-accusateur mi-déçu qu’elle lisait dans les yeux de Ginny acheva de la culpabiliser. Elles se regardèrent un moment, puis Hermione tourna la tête vers les quelques filles :
- Vous attendez quelque chose peut-être ?
Les jeunes filles intimidés firent non de la tête et s’en allèrent le plus vite possible de la salle, sous le regard irrité d’Hermione. Une fois que toutes les filles furent partie, elle rendit sa voix à Ginny :
- Je me vois dans l’horreur de t’imposer une condition pour que je garde le secret.
- Laquelle, fit Hermione de manière à ce que Ginny consente enfin à enchaîner.
- Que tu arrête de sortir avec lui. Je pense que cela sera difficile pour toi mais pense à tout le mal que tu nous fais ! C’est vrai, je ne suis pas ta mère, mais je pense qu’elle dirait la même chose. Et si tu continues à le fréquenter… Je crois que je serais obligée de le dire à Harry, et à Ron. C’est quand même leur droit de savoir que leur meilleure amie sort avec leur pire ennemi…
Son discours fini, elle s’en alla manger le dîner qui était commencé depuis un bout de temps, laissant Hermione ruminer. Lorsqu’elle sortit à son tour, Harry et Ron étaient déjà partis, elle les retrouva assis à leur place habituelle, Ginny d’Harry, évidemment. Elle prit le pas le plus assuré qu’elle put et alla s’asseoir en face d’eux. Le repas se déroula plutôt normalement malgré les regards insistant que lui lançait Ginny. Elle essaya cependant de ne pas en tenir compte et discuta le plus naturellement possible avec ses amis. Le dîner finit ils se levèrent et Harry et Ginny qui voulaient profiter du coucher de soleil sortirent dehors. Ron et Hermione remontèrent jusqu'à la salle commune.
- Os de dragon, fit Hermione au portrait de la grosse dame.
Elle ne parut cependant pas entendre et fixa Hermione avec étrangeté. Il fallu que Ron répète le mot de passe pour qu’elle consente enfin à les laisser passer.
- C’est bizarre, comment elle t’as regardé, tu lui a fait quelque chose ? demanda Ron, en s’asseyant sur un fauteuil en ayant préalablement chassé Patenrond.
- Non, je ne pense pas…
C’était la première fois qu’ils se parlaient autant depuis… Depuis qu’elle avait compris qu’il l’aimait et qu’il s’étaient disputé. Ron dut s’apercevoir de cela car il prit la parole :
- Je sais que tu ne m’aimes pas mais cela m’est égal, j’ai été complètement idiot. Je suis content que tu me parle enfin comme avant, où du moins que tu ai fait semblant, pendant le dîner.
Hermione le considéra longuement. C’est vrai que cela lui avait manqué, elle aimait beaucoup Ron, et cela lui avait fait mal quand même qu’ils ne se parlent plus.
- Je sais, je suis désolé d’avoir réagit si bêtement, j’ai été dégueulasse…
Et c’était vrai, elle avait été dégueulasse sur tous les plans. Jamais elle n’aurait du revoir Malefoy, même si elle persistait à croire qu’il n’était finalement pas si mauvais que cela, elle s’en voulait d’abandonner ses amis au détriment d’un ennemi. Il fallait que cela cesse, même si elle savait qu’elle en souffrirait énormément, et lui aussi. Mais cette histoire ne pouvait plus durer, de plus, Ginny trouverait un moyen de les coincer et dévoilerait tout. Et non seulement elle perdrait tous ses amis, mais aussi Malefoy. C’est en pensant à cela qu’elle s’endormit auprès du feu.
- Hermione, Hermione ?
- Mmmoui ?
- Réveilles-toi sinon tu sera en retard pour le cours de Potion.
- Quoi, déjà, mon dieu, je n’ai pas dormit ici toute la nuit quand même ?
- Si, répondit Harry. Quand on est arrivé Ginny et moi tu dormais, nous n’avons pas osé te réveillé.
Elle se prépara brièvement et sortit de la salle commune. Elle n’avait fait que trois pas quand elle se retourna et vit la grosse dame dans son portrait, avec ce même regard. Le même regard de peur qu’avait eu Ginny lorsqu’elle avait été la voir la veille. Ainsi les portraits étaient aussi au courant ? Pourtant, il n’y avait que très peu de tableaux dans la couloir où se trouvaient la salle sur demande, et la plupart des habitants ne les occupaient jamais en dehors de la nuit. Pourtant, l’affaire avait du s’ébruiter. Elle continua son chemin en espérant que ce n’était qu’une rumeur qui courait…
- Hé ho ! T’as pas l’air dans ton assiette, dit Crabe à Malefoy pendant qu’ils étaient au cours de potion.
- Hein, euh quoi ? demanda Malefoy détournant son regard d’Hermione.
- Ben oui… Tu as du te tromper, mais en tous cas ta potion a la couleur exacte de celle qu’il ne faut pas avoir, celle qui va exploser.
Malefoy n’eut pas le temps de réagir et sa potion lui explosa à la figure, lui laissant un teint verdâtre agrémenté de quelques gouttes de la même couleur. Les autres élèves ne purent s’empêcher de rire et même Rogue, qui était son professeur préféré ne put réprimer un sourire. Heureusement pour lui, la sonnerie retentit et il put s’éclipser en foudroyant du regard tout ceux qu’il y avait sur son passage, dont Hermione qui à sa grande déception participait à l’hilarité générale…
Il passa la journée à ignorer Crabe et Goyle, essayant de trouver un moyen pour ignorer Hermione. Il avait compris que Ginny lui avait fait du chantage, sinon elle ne serait pas comme cela… Il aurait du la coincer la dernière fois dans l’escalier, mais pourquoi ne l’avait-il pas fait bon sang ? Par amour pour Hermione peut-être. Oui… Il aurait été trop violent et Hermione ne s’en serait pas remise.
Des mois passèrent à Poudlard, Hermione s’était remise de sa séparation brutale et nouait des relations plutôt proches avec Ron. Drago quant à lui sortait de nouveaux avec Pansy et tout allait pour le mieux, ses amis avaient oublié la période pendant laquelle il semblait bizarre. Hermione et Drago avaient tout deux réussit à s’oublier ; ils se jetaient des regard fuyant ou haineux lorsqu’ils étaient en public, et le plus souvent, s’évitaient. Depuis ce jour où ils avaient appris qu’ils avaient été vu, ils ne s’étaient jamais reparlés. Tous deux avaient compris que s’était mieux ainsi.
« Allez, les première années, veuillez monter dans le train », hurlait Hermione aux retardataires, elle avait hâte de retrouver Ron dans la cabine. Ils seraient enfin seuls, Harry étant avec Ginny dans une autre cabine.
« - Non, arrête, nan je dois vraiment aller au toilette Pansy, s’esclaffait Drago alors qu’elle essayait pour la énième fois de l’embrasser.
- Bon d’accord…fit celle-ci sur un ton faussement boudeur. »
Il sortit de la cabine le plus fièrement possible. Il n’était pas question de se laisser aller à des élans de tendresse. Il avait payé beaucoup trop cher pour cela.
Avant d’aller retrouver Ron, il fallait qu’elle fasse un saut par les toilettes, elle en avait vraiment trop envie. Tout en marchant, elle pensa à ce qu’elle pourrait bien lui dire…
Et il arriva ce qu’il devait arriver. Drago et Hermione arrivèrent au même moment… au même endroit. Ils se dévisagèrent l’un et l’autre. Se voir leur fit à chacun l’effet d’une boule de feu dans le ventre… et surtout dans le cœur. Leur amour qu’ils croyaient si bien oublié ressurgit dès l’instant où ils se virent. Mais rien n’était plus possible maintenant, ils avaient chacun mené leur vie de leur côté.
- Je… tu as du comprendre pourquoi je ne t’ai plus jamais reparlé.
- Oui, et c’est mieux ainsi… à mon avis.
- Oui…
- Tu sors avec Ron ?
- Je pense… Tu sors avec Pansy ?
- Oui.
- Je pense que c’est mieux en effet. Ca a été assez… étrange mais je ne regrette rien. Mais on ne peut pas lutter contre ce qu’on est… du moins ce que notre famille veut que l’on soit. En tous cas sache que je te considère maintenant comme mon égal et non plus comme la vermine que tu étais. Et même si nos vie continue sans que l’on se croise, je penserai toujours à toi comme quelqu’un de bien. Je pense que les regards de haine que je te lançais continueront, jamais cette histoire ne devra être dévoilée.
- Je suis d’accord. Je ne sais pas dire tout ce que tu as su dire, mais mes pensées sont les mêmes envers toi que les tiennes.
- Très bien, alors maintenant, tu vas me laisser aller au toilette, parce que j’en ai très envie…
- Que crois-tu ? Je ne vais pas te laisser franchir cette porte espèce de rat de bibliothèque puant ! lança Malefoy haineux à Hermione alors qu’un élève passait.
- Bon, très bien, je vais utiliser celle qui sont à l’autre bout, je ne veux pas traîner aux alentour d’une odeur aussi pourrie que la tienne ! fit elle dédaigneuse, en s’éloignant.
Juste avant de disparaître dans un autre wagon, Hermione se retourna, leurs yeux se croisèrent, il n’y avait personne, ils se sourirent, puis elle entra dans les toilettes. Peu après, elle trouva Ron assis sur la banquette se tournant les pouces. Lentement, elle s’assit près de lui, il leva le regard vers elle et son visage s’illumina en voyant la lueur nouvelle qui s’était mise à briller dans les yeux d’Hermione, puis ils s’embrassèrent tandis que le train continuait sa lente ascension vers le gare de King’s Cross.
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